Chanson
[Chronique] « Here I Am » de Nourith : Voyage par procuration vers les terres orientales

[Chronique] « Here I Am » de Nourith : Voyage par procuration vers les terres orientales

29 janvier 2014 | PAR La Rédaction

Près de quinze ans après l’épopée des Dix commandements, comédie musicale où elle fut révélée dans le rôle de Séphora, l’artiste israélienne Nourith nous livre son troisième album, Here I am. Une bal(l)ade enivrante dans les confins de sa terre natale.

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Nourith Here I Am

Douze ans après la sortie de son dernier album, Nourith, c’est une artiste accomplie qui revient sur le devant de la scène avec sept nouveaux titres. Pour la première fois, elle participe aux arrangements et révèle ses talents d’auteure-compositrice. L’album se veut également très intimiste : c’est son expérience personnelle que nous raconte la jeune femme, celle d’une existence tiraillée entre terre d’accueil et terre natale.

Le projet est né de la rencontre fortuite entre une rythmique reggae captée au hasard des rues et le tube « Lettre à France » de Michel Polnareff : « Ça m‘est venu en marchant. J’avais découvert cette chanson peu avant et, quand j’ai imaginé cet arrangement, ça sonnait tellement bien que ça a été un détonateur et je me suis enfin sentie prête à sortir l’album. […] Je suis moi aussi entre deux pays. J’ai des choses à dire à la France. Je l’aime. J’ai émigré, j’ai choisi de vivre ici », confie-t-elle sur son site officiel.

Fidèle à ce credo, l’album tout entier se place sous le signe d’une double inspiration. L’exotisme nourrit la nostalgie de l’Israël natal ; aux instruments canoniques de la variété française et internationale se mêlent les rythmes endiablés d’instruments traditionnels : sitar, oud et percussions se font la part belle dans des mélodies très orientales. « Toute étrangère » et « Here I am » traduisent ce tiraillement, ainsi que « Lettre à France » où les accents tragiques de Polnareff laissent place à une musique très légère, un chant d’une grande douceur.

La voix suave de Nourith, tout en délicatesse, se prête à l’évocation de cet ailleurs en renouant avec sa langue maternelle. « Préda » et « Emouna » – littéralement, « la foi » –, où l’empreinte spirituelle est très présente, délaissent le français et l’anglais pour l’hébreu.

L’amour est bien sûr au rendez-vous avec l’« Amnésie passagère » et « Wicked game » (reprise du tube de Chris Isaak). La rocaille du chant oriental cède alors le pas à des mélodies sensuelles et enivrantes aux accents plus sombres, murmurées dans un soupir.

L’album est déjà disponible dans les bacs et l’artiste se produira le 30 janvier prochain au Divan du Monde ! Pour vous faire patienter, voici un petit extrait du clip de « Lettre à France » :

Visuels : © Pochette de l’album Here I Am.

Anna Camus

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La Rédaction

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