Musique
Thomas Dutronc présente « Esprit Manouche » dans le cadre du Festival d’Ile de France

Thomas Dutronc présente « Esprit Manouche » dans le cadre du Festival d’Ile de France

27 septembre 2016 | PAR Victoire Chabert

En cette rentrée 2016, le Festival d’Ile de France fête ses quarante ans ! C’est l’occasion de célébrer son identité singulière, résolument ouverte sur les rencontres et le dialogue des répertoires. Pour cette édition, la part belle est donnée aux programmes inédits et aux créations. C’est dans ce contexte, que les 23, 24 et 25 septembre 2016, Thomas Dutronc s’est produit au Cirque d’Hiver entouré de musiciens virtuoses pour faire revivre l’esprit de Django Reinhardt et nous transmettre sa passion du jazz manouche.

Depuis 40 ans déjà, le Festival d’Ile de France anime l’automne avec une trentaine de concerts, dont une majorité de créations, articulés autour d’une thématique renouvelée chaque année. Le Festival d’Ile de France, c’est la promesse d’écouter divers répertoires dans des lieux uniques et de vivre des moments hors du commun. Le 25 septembre 2016, dans l’écrin de velours du Cirque d’Hiver, Thomas Dutronc et ses complices nous ont transporté dans le temps et l’espace. Lors de cette soirée « carte blanche », ils nous ont concocté un programme sur mesure pour célébrer l’esprit et la carrière exceptionnelle de Django Reinhardt.

Avec humour, simplicité et sens du swing, Thomas Dutronc et ses amis musiciens nous ont entrainé dans le répertoire de Django Reinhardt et contaminé par la joyeuse virtuosité de sa musique. Après l’hommage rendu à D. Reinhardt, Thomas Dutronc passe à son propre répertoire. Le spectacle, fera aussi appel à d’autres chansons d’artistes, comme certaines de Lennon. Le mot d’ordre ? Se faire plaisir, surprendre par l’exploration des différents types musicaux, et faire rire les gens. Ils ont réussi avec brio un mélange des univers, en transmettant beaucoup d’énergie et de bonheur.

Il faut le dire, Thomas Dutronc sait s’entourer. Il est accompagné à la guitare par Jérôme Ciosi, et Rocky Gresset. A la contrebasse on retrouve David Chiron, l’arrangeur du poème d’Aragon. Et au violon, Pierre Blanchard qui règne en maître sur la soirée. D’autres musiciens l’accompagnent et ils « ont tous des petites choses » de Django que Dutronc qualifie de « génie ». On retrouve la violoniste Aurore Voilqué avec son jeu lumineux et chaleureux. Puis, entre Michel Portal qui nous transporte avec sa clarinette basse. On change de registre avec Raoul Chichin qui joue de la guitare électrique et reprends des vieux rocks. A cela s’ajoute les effets électoniques du nouveau venu, le machiniste DJ Pierre Boscheron.

Cette soirée « exceptionnelle » nous a enchanté, les créations modernes, et l’aspect expérimental nous ont séduit. Clôture du spectacle, toute la troupe est réuni pour une interprétation « Electro Jazz Manouche » des Triplettes de Belleville. Le public très enthousiaste, rappels en d’applaudissant, et en sifflant. On entendra une spectatrice derrière nous souffler en sortant « Quelle générosité ! C’est rare de recevoir autant ».

Visuels: CR @Basile Minatchy

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