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Nouveau procès pour les Wildenstein

Nouveau procès pour les Wildenstein

07 janvier 2021 | PAR Salome Helgoule Vallot

La relaxe accordée à la famille Wildenstein en 2017 a été annulée par la Cour de Cassation ce 6 Janvier. Les héritiers de la grande famille de marchands d’art vont devoir reparaître devant la justice. 

La relaxe prononcée en 2017, confirmée par la Cour d’appel un an plus tard, avait fait l’objet d’un pourvoi en cassation requis par le parquet général financier. Le 6 Janvier 2020, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a cassé l’arrêt de relaxe et demandé un renvoi de l’affaire devant la cour d’appel. Guy Wildenstein, Alec Junior, et Liouba Stoupakova, héritiers de la grande famille de marchand d’art Wildenstein, ainsi que trois de leurs conseillers, sont poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment en bande organisée. Les querelles d’héritage qui avaient fait suite à la mort de Daniel Wildenstein avaient dévoilé « la fraude fiscale la plus sophistiquée et la plus longue de la Ve République » selon la procureure Monoca d’Onofrio.  

La mort de Daniel Wildenstein a marqué la chute de l’une des familles de marchands d’arts les plus influents dans le monde. La famille a sombré dans l’horreur des litiges familiaux et des scandales politiques, sous le regard critique des médias qui ont suivi toute l’affaire au plus près. C’est Jocelyn Wildenstein, belle-fille de Daniel Wildenstein, qui va révéler la première les activités licites de la famille quand elle décide de quitter Alec Wildenstein : la famille ne paierait pas d’impôts aux Etats-Unis, éviterait la douane en passant par des jets personnels et, pire, aurait commercé avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale. C’est ensuite la femme de Daniel Wildenstein, Sylvia, évincée par ses propres fils de l’héritage, qui va engager le début des poursuites judiciaires.

L’avocate de Sylvia Roth-Wildenstein, Claude Dumont-Beghi va mettre en exergue l’existence de trusts (acte juridique par lequel un individu transfère ses biens, ou une partie de ses biens à un tiers, afin de les mettre sous sa protection) dans des paradis fiscaux, qui ont permis à la famille de cacher une partie du patrimoine, dont devrait être bénéficiaire sa cliente. S’en sont suivies des découvertes accablantes pour les Wildenstein, puisqu’une perquisition de leur institut a révélé que des œuvres disparues (qui appartenaient à d’autres familles) s’y trouvaient en réalité. 

La procédure judiciaire est donc loin d’être terminée pour la famille Wildenstein. Me Hervé Témime, l’avocat de Guy Wildenstein a assuré que le procès débouchera une nouvelle fois sur une relaxe, qu’il plaidera « avec la plus grande fermeté ». 

visuel ©Laetitia Larralde

 

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Salome Helgoule Vallot

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