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Kate Bush, Part I : La période 1978-1993 regroupés dans un coffret 7 CD

Kate Bush, Part I : La période 1978-1993 regroupés dans un coffret 7 CD

04 décembre 2018 | PAR Jean-Christophe Mary

Part I dresse le bilan élogieux des premières années de la carrière de Kate Bush. L’intégralité de sa production   avec l’intégralité de ses sept premiers albums. « 

Peu connue chez nous, Kate Bush est l’une chanteuses les plus appréciées au Royaume Uni. Depuis 1978, sa voix de soprano, ce timbre de petite fille identifiable entre mille et ce corpus de chansons pop enchanteresse lui ont conféré une place à part. Adolescente, Catherine « Kate » Bush étudie le piano, l’orgue et le violon dans un lycée au sud de Londres. En Parallèle, elle prend des cours de danse, de mime et travaille le chant. A 13 ans, elle commence à écrire ses premières chansons. Subjugué par la voix et la maturité des compositions, Ricky Hopper, un ami de la famille recommande la jeune fille auprès de David Gilmour (Pink Floyd) avec qui elle enregistre sa première démo. L’année suivante, elle signe chez EMI Records. L’adolescente a déjà dans ses cahiers quelques… 200 chansons. En 1977, elle enregistre « Wuthering Heights », une chanson inspirée du roman d’Emily Bronte. Ce titre sera le point de départ d’une grande carrière. Dans ce titre, la jeune fille décrit avec justesse ce que peut ressentir une adolescente de son âge à travers ces mots ardents aux images sexuelles provocantes. A 19 ans, Kate Bush devient bouleverse le monde de la pop de sa voix haut perchée et ses chorégraphies éthérées. Dans ce magnifique coffret on retrouve  les 7 premiers albums réédités et remastérisés avec un soin tout particulier. Le premier album, « The Kick Inside » (1978) contient plusieurs joyaux comme « Moving » dont l’intro débute par un chant de baleine, « The Man With The Child In His Eyes » et « Wuthering Heights », tout premier 45 tours de Kate Bush écoulés à l’époque à plus d’un million d’exemplaire. Le label sort dans la foulée de cet immense succès « Lionheart (1979 un album en forme de conte de fées qui se démarque par des titres somptueux « In Search of Peter Pan « , « Kashka from Bagdad » et « Oh England My Lionheart ». Sur « Wow » la voix vibre à plein et fait scintiller la mélodie de manière très particulière. L’album suivant, « Never for Ever » (1980) sera lui classé numéro un au Royaume-Uni pendant plusieurs semaines grâce à trois singles « Breathing », « Army Dreamers » et « Babooshka » immense tube planétaire aux acrobaties vocales absolument remarquables. La chanson relate l’histoire d’une femme dont le couple vole en éclat. Le titre s’achève un bruit de bris de verre réalisé avec un instrument très novateur pour l’époque, le synthétiseur Fairlight CMI.

L’album « The Dreaming » (1982) possède une beauté poétique plus mystique avec ses boucles vocales alambiquées, ses paroles romantiques porteuses d’émotion dans lequel la chanteuse décrit un monde dominé par les hommes.

Tant au niveau de la composition que de la maitrise vocale, « Hounds of Love » (1985) est certainement l’album le plus puissant de Kate Bush. Il marque également sa percée dans les charts américains grâce une série de vidéos éblouissantes autour des hits « Running Up That Hill », « The Big Sky » et Cloudbusting » clipé par Terry Gillian.

« The Sensual World » (1989) chanson d’ouverture de l’album éponyme évoque Molly Bloom, personnage du roman « Ulysse » de James Joyce sur une mélodie d’un air traditionnel macédonien. Dans cet album, Kate Bush se fait enchanteresse sensuelle se fait  porte-parole romantique de la luxure et de l’amour, tout en restant empreint d’une grande spiritualité. La chanson titre de l’album fait ressortir le côté sensuel de Kate Bush. Les arrangements de cordes délicats de Michael Nyman  nous transporte dans une atmosphère des plus céleste. On retiendra aussi ce titre glam rock intéressant « Rocket’s Tail (For Rocket) ». Preuve est faite une nouvelle fois que chanteuse se situe incontestablement dans une catégorie à part.

« The Red Shoes » (1993) sera le dernier album à sortir avant un long silence de douze ans. Cet album bouleversant est marqué par plusieurs évènement : la mère de Kate Bush meurt d’un cancer, son guitariste Alan Murphy et de son danseur Gary Hurst meurt du sida. C’est aussi la fin d’une longue relation avec son compagnon, l’ingénieur du son Del Palmer. La chanson d’ouverture « Rubberband Girl » est l’une des plus fortes de tout son répertoire, une chanson percutante servie avec par une excellente section de cuivres. On retiendra la liste prestigieuse des artistes invités sur cet album, le pianiste Gary Brooker de Procol Harum mais aussi Eric Clapton et Prince.

Avant de disparaître totalement des radars, Kate Bush sort un single « The Man I Love » en juillet 1994 et ne réapparaitra que douze an plus tard. Mais ça , c’est une autre histoire.

Visuels : @Part I

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Jean-Christophe Mary

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