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Livres jeunesse : Le Petit Chaperon rouge et Faim de loup

Livres jeunesse : Le Petit Chaperon rouge et Faim de loup

01 février 2011 | PAR Sonia Dechamps

Comme chaque semaine, la littérature jeunesse s’invite sur toutelaculture.com. Et aujourd’hui, à l’honneur, deux albums – bien différents – au détour desquels le lecteur croise des loups !

Loup et littérature jeunesse ? Comment ne pas penser – notamment – au Petit Chaperon rouge ? Les éditions Didier jeunesse publient une version à la fois ancienne et pourtant extrêmement rafraîchissante de l’histoire de cette petite fille traversant, tout de rouge vêtue, les bois afin de se rendre chez sa « Grand ».

« Les contes d’avant Perrault avaient (…) une saveur, une verdeur, une couleur que Jean-Jacques Fdida dans cette version nouvelle et pourtant très ancienne s’est attaché à restituer » indique dans la préface du livre Bernadette Bricourt. Dans cette version – inspirée de la tradition orale – la petite fille mange la chair et boit le sang de sa Grand, « s’effeuille » avant de rejoindre le loup dans le lit… Il plane sur les illustrations sobres de Régis Lejonc  un petit « air d’antan » qui colle parfaitement à l’univers de ce « Petit Chaperon rouge » plus cru et plus violent que celui généralement connu, mais aussi très malicieux. Sa lecture est, de plus, l’occasion parfaite d’entamer un dialogue sur la naissance – dans la tradition orale – et l’évolution des contes, sur les différentes versions qui peuvent en exister.

Un « Petit Chaperon rouge » à faire découvrir ;. un texte agréable en soi et pour la réflexion qu’il entraine.

« Le Petit Chaperon rouge ou la petite fille aux habits de fer-blanc » de   Jean-Jacques Fdida et Régis Lejonc chez Didier Jeunesse

A partir de 5 ans

Sorti en septembre 2010 – 14 euros

Saut dans le temps et retour au contemporain avec « Faim de loup », l’histoire d’un loup  – affamé et dont les pas sont rythmés par cette rengaine : « La faim, c’est la faim, tu as faim » – qui tombe, dans la forêt, dans une fosse à ours. Captif de ce qui s’apparente alors à une prison naturelle, il se fait narguer par un lapin, qui profite de ce que son ennemi se retrouve coincé pour l’insulter. Mais, bien imprudent, le rongeur finit par glisser et tombe droit dans la gueule du loup auquel, dans sa chute, il déclare – bien sur – son amour.

Les couleurs, chaudes à l’image de la couverture, rendent le dessin de Rémi Saillard particulièrement attrayant. Et si on peut regretter un petit manque de densité du texte d’Eric Pintus – bien écrit, très vivant, mais un peu court -, l’histoire, finalement  drôle et cruelle, qu’il conte reste très agréable à découvrir.

« Faim de loup » d’Eric Pintus et Rémi Saillard chez Didier Jeunesse

A partir de 3 ans

Sorti en février 2010 – 11,90 euros

 

 

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