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« L’inconduite » : Emma Becker poursuit son autofiction

« L’inconduite » : Emma Becker poursuit son autofiction

26 août 2022 | PAR Yaël Hirsch

Après Mr, Alice et le sulfureux La Maison, Emma Becker poursuit son oeuvre d’autofiction chez Albin Michel avec L’inconduite, qui paraît cette rentrée littéraire 2022. 

Face à la mort et la maternité 

Dans La Maison, Emma Becker racontait son expérience de la prostitution à Berlin. La voici  maman, plus tellement amoureuse du père de l’enfant  et souvent à Paris parce que son grand-père est mourant. Il est en soins palliatifs dans le 15e arrondissement, où la famille se relaie à son chevet. L’occasion de revoir Mr pour prendre conseil et aussi de se perdre, encore et toujours auprès d’autres hommes…

Autofiction dans les règles du jeu

On retrouve donc Emma Becker, toujours aussi entière dans le jeu de l’autofiction, avec un titre qui résume bien la culpabilité chrétienne liée au genre :  L’inconduite.  On pensait avoir vu les plus beaux feux d’artifice au tournant des années 2000, Emma Becker nous touche, nous choque, nous saisit, nous prend à partie et prouve que l’uppercut de se révéler est encore brutal et plein de vie. Le quatrième volet de l’oeuvre de cette auteure joue le « je » de l’autofiction dans les règles de l’art, sans tricher. 

Emma Becker, L’inconduite, Albin Michel, 397 p., 21,50 euros. Sortie le 17 août 2022. 

visuel (c) couverture du livre 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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