Fictions
« Ce que j’appelle jaune », le fœtus délicatement omniscient de Marie Simon

« Ce que j’appelle jaune », le fœtus délicatement omniscient de Marie Simon

20 décembre 2015 | PAR Yaël Hirsch

Après Les pieds nus, qui figuraient en 2012 dans la sélection du Prix de Flore, Marie Simon est de retour chez Léo Scheer avec un beau texte organique livré par un fœtus dans le ventre de sa mère. Ce que j’appelle jaune est un des romans dont on va parler dans cette rentrée de janvier 2016. 

[rating=4]

La mère est vibrante, vivante et certainement pas décidée à brider sa liberté pour un homme. Mais quand l’enfant arrive, la symbiose commence. Et c’est depuis le ventre de sa maman que l’être à venir parle et parle et livre le portrait touchant et viscéral de celle qui le porte.

Un texte bref, urgent, intrépide, rempli d’images fortes et de couleurs aussi tranchées que le jaune. Une écriture prenante et un message plein d’espoir et de sang qui bat, à lire d’une traite comme un bon shoot d’alcool fort.

Marie Simon, Ce que j’appelle jaune, Léo Scheer, 204 p., 18 euros. Sortie le 6 janvier 2016.

visuel : couverture et photo officielle

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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