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Laura Dern est l’égérie féérique de l’ouverture du 43e Festival de Deauville

Laura Dern est l’égérie féérique de l’ouverture du 43e Festival de Deauville

02 septembre 2017 | PAR Yaël Hirsch

Accompagnée par ses deux enfants, sylphide dans une robe à plume aux reflets irisés, l’égérie de David Lynch et maman angoissée de Jurassic Park était l’héroïne souriante de cette soirée d’ouverture du Festival du Cinéma Américain. Alors qu’on attend aussi Robert Pattinson, Darren Aronosfky et Antonio Banderas, les planches de Deauville sont cette année particulièrement plébiscitées par les stars d’Hollywood : un excellent point dans leur compétition avec la lagune vénitienne…

Sous un soleil clément, et l’un de ces ciels poétiques qui donne envie de rêver, de vivre et d’accomplir ses rêves, le CID a accueilli sur ses longs tapis rouges et ses portiques de sécurité renforcée le public élégant invité à l’avant-première du Festival du Film Américain. Du côté des jurés, le noir signait la classe forcément du côté des hommes (Benjamin Biolay, Eric Lartigau, Michel Leclerc, et le Président du jury Michel Hazanavicius) souvent revisité (classique pour Yasmina Reza, joliment court chez Alice Winocour, chemise blanche pour Axelle Ropert ou rayures et transparences pour Emmanuelle Devos) et les couleurs signaient l’audace : champêtre chez Charlotte Le Bon plus graphique chez Clotilde Hesme. C’est dans une limousine noire que la belle Laura Dern a fait irruption sur le tapis, tout sourire, un enfant à chaque main.

Dans la salle entièrement remplie, alors que la nouveauté est une série de sous-titres des discours qui rend la cérémonie d’ouverture moins longue, après que Monsieur le Maire de Deauville et le chargé diplomatique à l’ambassade de Paris ont déclaré ouvert le Festival (en anglais), un hommage au comique Jerry Lewis avec un extrait du Tombeur de ces dames et un mot sensible de Axelle Ropert, a précédé celui à Laura Dern. Cette dernière est venue récupérer sa statuette avec grâce et un discours qui a largement commencé en Français. Le festival a défendu sa position de montrer du e-cinéma, y compris des films financés par et pour Amazon ou Netflix et un dernier mot virtuel a été partagé (toujours en français ! bravo pour la maîtrise de la langue !) par Doug Liman, le réalisateur de American Trafic (ou American Made en VO), le film d’ouverture.

Avec Tom Cruise dans le rôle de Barry Seal, un pilote d’avion de la TWA dévoyé de sa fonction pour espionner pour la CIA et transporter de la drogue pour le Cartel de Medellin , le nouveau film du réalisateur de La mémoire dans la peau et de Edge of tomorrow était juste parfait hier soir en film d’ouverture : inspiré d’une histoire vraie, génialement ficelé au niveau des costumes, lardé d’explications animées, et soutenu par des relents de compositions beethoveniennes, American Trafic est une ode à Tom Cruise, parfaitement divertissante.

Empruntant le beau couloir qui mène du CID au Casino, les élégants sont partis pour le dîner d’ouverture avant de rejoindre la fameuse Villa Kiehls et son trio efficace de DJ pour danser jusqu’à l’aube sous les étoiles de Deauville.
Visuels : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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