Cinema
« El Cinco », comédie plutôt laborieuse

« El Cinco », comédie plutôt laborieuse

19 novembre 2015 | PAR Geoffrey Nabavian

En traçant le portrait d’un footballeur indécis, Adrian Biniez dit très peu sur l’Argentine actuelle, et invite à rencontrer un personnage assez antipathique. Une séance de l’Arras Film Festival, section « Cinémas du monde » vraiment pas marquante.

[rating=1]


Pendant toute la durée (excessive) d’El Cinco, Paton, joueur de foot professionnel, affirme qu’il va quitter définitivement les terrains. Sa femme cherche des idées de reconversion. Ses parents tentent de le raisonner. Ses collègues s’échinent à faire des bons scores. Et tout ce petit monde tourne en rond dans un scénario bien peu animé.

Mis à part quelques détails bien vus sur l’état pas très brillant de l’Argentine actuelle, El Cinco ne fait que nous présenter un héros qui se révèle obsédé, indécis, pas très amical ni fair play… Assez peu attachant en fin de compte. Les ressorts comiques employés étant plutôt lourds et répétitifs, il est permis de trouver cette comédie dénuée d’intérêt.

El Cinco, un film d’Adrian Biniez. Avec Esteban Lamothe, Julieta Zylberberg, Diego Mattioli, Néstor Guzzini… Comédie, Argentin. Durée : 1h40.

Visuel : © Morocha Films / Mutante Cine

Infos pratiques

La Villette
Opéra de Reims
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *