Cinema
Angoulême, jour 2 : « Revenons à nos moutons », où l’on découvre que le cinéma, même toutes stars dehors, est aussi une industrie.

Angoulême, jour 2 : « Revenons à nos moutons », où l’on découvre que le cinéma, même toutes stars dehors, est aussi une industrie.

24 août 2017 | PAR Sylvain Lefèvre

Ce mercredi comme bien d’autres, le soleil s’est levé sur Angoulême. Pour quelques-uns, qui avaient la veille salué la journée d’ouverture à grands renforts de produits locaux, Phébus ne reçut pas toujours l’accueil espéré. Pour les autres, l’ambiance était au studieux en ce deuxième jour. A l’ombre des façades qui surplombent le jardin du 7ème Art que sont devenus les espaces verts de l’hôtel Mercure ou alanguis dans le mobilier d’extérieur, contrairement aux apparences, ça bosse.

Matinée studieuse
Certes quelques sylphides matinales telles Emilile Dequenne ou Claire Chazal n’avaient pas su résister au jeu des interviews pour les radios nationales mais les étoiles furent bien rares en cette matinée. Disséminés dans le jardin, ce sont les hommes et les femmes de l’ombre, ces grands inconnus, ces artisans d’une industrie qui ont pris place. Ca parle distribution, production, nombre d’entrées et projets. Autant de termes à la résonance économique qui sont l’huile ou les grains de sable dans les rouages de cette grande machine qu’est le cinéma francophone. Ici vont naître ce qui sera peut-être les chefs d’oeuvre de demain.

Il fallut attendre la fin de l’après-midi pour renouer un peu avec la frénésie de la veille, une star n’est jamais aussi jolie que dans la lumière du soleil couchant. Dans les allées du jardin et aux abords immédiats de l’hôtel, les acteurs et réalisateurs ont de nouveau suscité l’engouement. Au détour d’un buisson surgissait ainsi Sandrine Bonnaire ou Guillaume Canet. A l’arrière-plan, Aurélie Filipetti tentait tant bien que mal de faire recracher à sa fille en bas-âge le caillou subtilisé dans les parterres. A quelques pas de là, sans jamais se départir de son sourire ravageur, John Malkovich devisait avec entrain avec quelques journalistes et plaçait résolument sa présence sous le signe du labeur en répétant à qui voulait l’entendre qu’il est « ici pour travailler ».

Légèreté en préambule à des projections de haute volée
Entres talents ADAMI – le réservoir des étoiles de demain – emmenés par l’incontournable Bernard Menez – l’homme de la jolie poupée qui s’avère être un véritable bourreau de travail dans les faits – PEF, Stephane De Groodt ou Camille Chamoux, l’ambiance se trouvait allégée et les échanges se multipliaient. C’est en toute dernière minute, juste avant la lancement des projections de la soirée, que cette journée dévoilait enfin ses naïades en la personne de Louise Bourgoin et Aure Atika. Robes de rigueur et lumière soleil couchant, il flottait comme un air de féerie sur les jardins. Il fallait au moins cela pour affronter les deux projections phare de la soirée. « Mon garçon » de Christian Carion, un thriller haletant à découvrir en avant-première, et « La belle et la meute » tout droit venu de Tunisie, véritable choc cinématographique porté avec majesté par la toute jeune Mariam Al Ferjani.
visuel : affiche du festival

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