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[Critique] « Gravity » d’Alfonso Cuaron : plus qu’un film, une véritable expérience cinématographique

[Critique] « Gravity » d’Alfonso Cuaron : plus qu’un film, une véritable expérience cinématographique

22 octobre 2013 | PAR Juliette Hebbinckuys

7 ans après Les fils de l’homme, Alfonso Cuaron repasse derrière la camera pour nous livrer un film saisissant, où l’immensité de l’espace rencontre l’homme et ses faiblesses .Du grand spectacle au service d’une histoire émouvante… Cuaron serait t’ il devenu le nouveau maître de la science fiction ?

[rating=5]

Le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock), experte en ingénierie médicale, effectue sa première sortie dans l’espace accompagnée de Matt Kowalsky (Georges Clooney), un astronaute chevronné dont c’est la dernière expédition. Alors que tout se déroulait pour le mieux, une catastrophe se produit et leur vaisseau se retrouve pulvérisé dans l’univers. Stone et Kowalsy se retrouvent alors livrés à eux mêmes, sans aucun contact  avec la Terre. Autour d’eux, il ne reste que le silence et l’espoir –infime- d’être sauvés.

Il aura fallu 5 ans au réalisateur Mexicain pour enfin lancer son titanesque projet. Grâce à des procédés innovants, il réussit à plonger le spectateur en immersion totale dans l’espace. Alfonso Cuaron redonne ses lettres de noblesse à une 3D qui avait grandement perdu de son intérêt depuis « Avatar ». Ici, elle est un élément indispensable à la réalisation, car elle donne cette impression que l’univers n’est plus seulement un décor, mais presque un personnage à part entière. A la fois somptueux et effrayant. On réalise à quel point l’homme peut paraître infiniment petit face à cet infiniment grand.

Si l’image est forte, le soin apporté aux différents sons l’est tout autant. On ressent tour à tour la solitude oppressante, le silence assourdissant, le vide de se retrouver dans cet espace sombre et infini, où personne ne peut nous voir ni nous entendre. Sandra Bullock est magistrale : on respire, on s’étouffe, on a peur avec elle et pour elle. L’actrice porte à elle seule une bonne partie du film, et nous fait ressentir à la fois ce choc sensoriel et cette envie de vivre, jusqu’au bout.

Avec «Gravity », on oublie les lunettes trop lourdes qui nous martyrisent le nez, et les bruyants mangeurs de pop corn affamés. S’il y a bien un film à voir absolument au cinéma, c’est celui-là. Une histoire intense, qui mêle spleen existentiel et fureur de vivre dans un milieu plus qu’hostile. Une expérience dont on a du mal à se remettre…

Gravity d’Alfonso Cuaron, avec Sandra Bullock et Gorges Clooney, U.S.A, 2013, durée 1h30, sortie le 23 octobre.

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Juliette Hebbinckuys

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