
Liban : Cinq oeuvres antiques retrouvent leur foyer
Entre 1975 et 1990, la guerre civile libanaise a été le lieu de nombreux pillages, notamment des sites archéologiques. Cinq pièces vieilles de plus de 2400 ans ont été retrouvées à travers le monde et rapatriées vendredi.
Les ravages de la guerre civile libanaise, qui a fait entre 130 000 et 250 000 victimes de 1975 à 1990, n’ont pas épargné l’économie du pays ni les oeuvres d’art. Les sites archéologiques faisaient l’objet de pillages, notamment le musée national de Beyrouth. Quatre statues antiques ont été retrouvées en Occident, dont trois aux Etats-Unis. L’une de ces statues, représentant un taureau blanc et d’une valeur d’environ 1,2 million de dollars, a été retrouvé dans les collections du MET (Metropolitan Museum of Art) à New York. Prêtée au musée par un collectionneur privé, elle avait été découverte pendant les années 1960 et volée pendant la guerre civile. Une autre oeuvre a été retrouvée dans une galerie allemande, représentant un torse masculin datant du 5e siècle avant JC. Une statue en marbre blanc enfin a été retrouvée au Nord du Liban par les douanes libanaises.
Le Liban a donc célébré vendredi le retour de ces vestiges. Le phénomène n’est pas rare. Les pillages remplissent les musées. Les états pillent pour affirmer une domination, les hommes volent et revendent à des collectionneurs. Nos musées français exposent tout autant d’œuvres volées. Le musée du Quai Branly, par exemple, renferme depuis des années un patrimoine africain que la France s’est approprié durant la période coloniale, et que les pays revendiquent aujourd’hui. S’il devait toutes les rendre, le musée perdrait entre 10 et 20 % de sa collection monumentale.
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