Galerie

Pascal Gauzes, fondateur de la Pijama Galerie, nous parle nouveau modèle de galerie et exposition inédite de Just Cage

Pascal Gauzes, fondateur de la Pijama Galerie, nous parle nouveau modèle de galerie et exposition inédite de Just Cage

20 septembre 2018 | PAR Yaël Hirsch

Devenue itinérante et s’axant de plus en plus sur les sens et le sens, la Pijama Galerie organise en cette fin de semaine une exposition éphémère de Didier Cagé alias Just Cage « I did it again », 13 rue du Pont aux Choux. Le fondateur de la galerie, Pascal Gauzes, nous présente l’exposition et la mutation de son établissement. 

Depuis 6 mois la Pijama galerie s’est transformée en projet d’intérieur, pouvez-vous nous en parler ?

Effectivement, la Pijama galerie a décidé de changer son concept pour abandonner le lieu physique , presque daté aujourd’hui, des années 2000. J’ai opté pour l’idée d’une galerie itinérante dans l’objectif de créer un lieu plus intime, une expérience plurisensorielle. On a bien sûr du visuel avec les oeuvres exposées, mais aussi de l’auditif et du gustatif lors de dîners que j’organise chez moi avec amateurs d’art, collectionneurs, et artistes.

C’est un format de galerie plutôt original, combien de personnes accueillez-vous en moyenne à ces dîners ? Vous proposez une forme d’animation ?

Nous sommes habituellement une dizaine, dont moi qui prépare les repas, et au moins un artiste. Au début de ce projet j’avais effectivement réalisé des tentatives « d’animation », mais je me suis très vite rendu compte que c’était parfaitement inutile. De fait, toutes les personnes conviées créent leur propre alchimie avec une simplicité déconcertante. Il y a à chaque fois une connivence qui relève presque de l’intuition tant elle est spontanée.

Et cette démarche produit des effets positifs pour votre galerie ?

Un galeriste ne donne jamais ses chiffres mais, au-delà de la dimension financière qui est effectivement positive depuis que j’ai mis ce système en place, l’intérêt est humain. Il y a un mélange total des genres, des personnes venues de tous horizons se réunissent autour d’un intérêt commun – et ça marche. Ce à quoi j’aspire, modestement, c’est essayer de réinventer un peu le fonctionnement des galeries telles qu’on les connaît. Les rendre moins impersonnelles grâce à la création d’un authentique espace de rencontre pour créer quelque chose comme un « buzz » émotionnel.

Outre ces dîners, vous organisez donc des expositions dont la deuxième débute ce soir, pouvez-vous nous en parler ?

La première exposition avait été organisée en partenariat avec une galerie que j’aime beaucoup, la galerie Céline Moine basée à Lyon. Cette année c’est une aventure en solitaire, et je présente les toiles d’un de mes artistes : Just Cage. L’exposition « I did it again » élabore avec humour et conviction une réflexion sur l’éthique contemporaine en s’inspirant, notamment, des théories de Søren Kierkegaard.  Le résultat est un réel travail esthétique sur la couleur, la matière, et le volume. L’exposition durera 4 jours dans un lieu prestigieux, propice à la révélation de grands talents : Station, au 13 rue du Pont au Choux.

Du 20 septembre au dimanche 23 septembre.

Visuel : © Just Cage, Art is a Melting Pot, Peinture sur toile, 120x60cm, 2018 Crédits : Jean-Paul Morrel-Armstrong

 

Festival 7.8.9 2018 : « Le voyage de la petite note chinoise », un ravissement pour les sens
Disparition de Marceline Loridan-Ivens, retour sur sa vie « d’après »
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : yael@toutelaculture.com

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *