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Les peintures flamandes et hollandaises du Musée d’art et d’histoire de Genève à la Fondation Pierre Arnaud

Les peintures flamandes et hollandaises du Musée d’art et d’histoire de Genève à la Fondation Pierre Arnaud

28 décembre 2016 | PAR Yaël Hirsch

Jusqu’au 22 janvier 2017, à Lens, dans le Valais, la Fondation Pierre Arnaud sert de haut écrin à 81 toiles flamandes et hollandaises du Musée d’art et d’histoire de Genève, peintures dont l’importance a été redécouverte récemment. Disposés sur deux étages de manière thématiques, ces oeuvres plongent le visiteur dans la vie quotidienne en Flandre au 17e siècle.

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teniers - alchimiste

Issues majoritairement de plusieurs grandes donations, c’est 280 peintures flamandes et hollandaises trop peu connues qui se trouvaient dans les collections du Musée d’art et d’histoire de Genève. Depuis le début des années 2000, ces trésors ont été restaurés et remis à leur juste place, notamment sous la houlette de Cäsar Menz. Mais le MAH n’a pas toujours toute la place pour mettre ces toiles à ses murs. Aussi voyagent-elles: cette saison, d’abord à Lens, dans le Valais, das le très bel écrin de la Fondation Pierre Arnaud, avant d’être exposées au Musée des Beaux-Arts de Caen et dans trois musées Portugais grâce à la Fondation la Caixa.

Les 81 peintures visibles à Lens sont réparties de manière thématique sur les deux étages du musée. Les thèmes du portrait, de la scène historique et de la scène d’intérieur (avec de bien belles cuisines) se concentrent à l’étage, tandis que les scènes d’extérieur, les scène de chasse et les natures mortes aux fleurs ou aux animaux se retrouvent au rez-de chaussée, en bordure de lac. Dans les peintres présentes, il y a un fabuleux portrait de Rubens et une scène d’extérieur de Breughel, mais il y a bien d’autres maîtres et écoles de Flandres à découvrir: Jan van Ravenstyn,
Thomas de Kayser, Caspar Netscher, Willem van Herp, David II Teniers, sont l’Alchimiste fascine, Cornelis Van Haarlem avec une pensive Allégorie de la Fortune, Nicolaes Berchem qui revisite en mode flmand la parabole du Fils prodigue, Jan Miense Molenaer aux scènes de cuisine drôles et intenses et Jan Van Goyen, dont les patineurs n’ont rien à envier aux Breughel. Le tout fonctionne vraiment comme un bain initiatique qui nous plonge dans l’art et dans la manière de vivre dans les Flandres au 17e siècle… Une exposition précieuse, à voir absolument, ne serait-ce que pour revoir le magnifique bâtiment de la Fondation Pierre Arnaud, si vous êtes dans le Valais.

A noter : le 15 janvier 2017, Frédéric Elsig, professeur à l’université de Genève présente l’exposition (Plus d’informations sur le site de la Fondation)

visuels : affiche de l’exposition et David II Teniers (et atelier), Alchimiste, 1639, Collection des Musées d’art et d’histoire de la Ville de Genève.

Infos pratiques

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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