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[Interview] Stéphane Fedorowsky : « Quand on l’ouvre, on ne sait jamais ce que la boite de pandore nous réserve »

[Interview] Stéphane Fedorowsky : « Quand on l’ouvre, on ne sait jamais ce que la boite de pandore nous réserve »

30 avril 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le 3 mai, le vide-dressing Violette Sauvage prendra ses quartiers dans le Carreau du Temple. Le lieu s’habillera également d’une parure culturelle et photographique, laissant le soin à Toute La Culture de présenter une exposition intitulée Pandore(s) et regroupant les clichés complémentaires (et aussi une installation en fer et en béton) de quelques-uns de ses artistes préférés.

Stéphane Fedorowsky explore l’univers de la photographie depuis plus de dix ans. Tout commence en 2001 où iI décide de quitter Paris pour vivre durant plusieurs années à Los Angeles où il suivra des cours d’art a “Santa Monica College”. Très vite, il poursuit sa route à New York qui deviendra une véritable source d’énergie et d’effervescence créatrice à travers sa technique de prédilection: la photographie argentique développée en chambre noire.

Ce procédé lui permet de jouer avec les techniques de développement en chambre noire (solarisation/superposition/surimpression/jeux de chimie/rayographie) et de faire naître ainsi cette si précieuse intemporalité qui constitue la base de son travail.

Pour Stéphane Fedorowsky, le développement d’une photo n’a qu’une seule finalité : la rendre « image » à mi chemin entre dessin et iconographie, qu’il obtient par un mélange subtil d’effets et de textures qui se raréfient au fil du temps.
Le choix de ce medium est le moyen pour lui de réintégrer des processus qui semblent aujourd’hui disparaître peu à peu.
Sa relation avec le tirage de chaque photo est intime et sa maitrise les métamorphose en de véritables pièces uniques. Pour lui, elles sont le résultat de ce qu’il appelle « matière » et « spontanéité » soit le fruit d’un long travail de création qui prendrait vie spontanément dès le développement en chambre noire.

Comme pour l’atelier du peintre, la « chambre-noire » est perçue comme un laboratoire où le « face-à-face avec soi-même » reste primordial.Un pinceau invisible à la main, une palette de lumière…

Fortement influencé par le Mouvement Surréaliste, la Mythologie, le Symbolisme sont également de réelles sources d’inspiration pour Stéphane Fedorowsky qui demeure un passionné de contes mais aussi de mots qu’il prend plaisir à manier et à détourner. Il réalise ainsi des portraits, écrit des histoires, révèle des personnages en mettant en lumière l’individu avec l’idée que: « En chacun de nous se cache le personnage d’un instant »

Ce metteur en scène de l’être et des êtres recherche ainsi la rencontre avec cette partie de soi jusqu’alors inexplorée.

Qu’évoque pour vous le mythe de Pandore ?

Stéphane Fedorowsky : La face cachée, l’espérance, l’espoir, le mystère. Quand on l’ouvre, on ne sait jamais ce que la boîte de Pandore nous réserve…

Quel est l’objet dont vous vous départiriez pour rien au monde, pourquoi ?

S. F. : Ma chambre noire pour ne pas être privé de création.

Est-ce que la nature est vraiment morte ?

S. F. :Tout est en vie !!!

Préférez-vous le vide au plein ?

S. F. : Le vide est plus attrayant car tout est possible… tout est à faire mais l’un ne va pas sans l’autre.

Plutôt noir et blanc ou couleur ?

S. F. : Noir et Blanc, black and white, dark and light.

Pandore(s), une exposition présentée par Toute La Culture dans le cadre du vide-dressing Violette Sauvage le samedi 3 mai au Carreau du Temple (11h-21h).

Website : stephanefedorowsky.com

Visuels : © Stéphane Fedorowsky

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