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James Levine, accusé par le Metropolitan Opera d’agressions sexuelles

James Levine, accusé par le Metropolitan Opera d’agressions sexuelles

23 mai 2018 | PAR La Rédaction

Ce vendredi 18 mai, le MET a accusé James Levine, ancien directeur musical depuis quarante ans de l’orchestre new-yorkais, d’avoir abusé ou harcelé sept personnes

Par Clara Bismuth

Voila près de sept mois que l’affaire Weinstein a éclaté, déclenchant une suite de révélations toutes plus inquiétantes les unes que les autres.

Alors que le scandale débute au sein du 7ème art, il se retrouve rapidement dans le domaine public avec les hashtags #metoo et #balancetonporc pour en arriver même à ce jour à ternir l’image du Metropolitan Opéra de New-York. Encore une révélation qui souligne l’ampleur d’un problème sociétal qui s’infiltre jusqu’aux plus hautes sphères de la culture.

Ce vendredi 18 mai, le MET a accusé James Levine, ancien directeur musical depuis quarante ans de l’orchestre new-yorkais, d’avoir abusé ou harcelé sept personnes. Les faits se seraient déroulés au milieu des années 1970 jusqu’en 1999 et l’opéra réclame aujourd’hui un minimum de 5,85 millions de dollars au potentiel agresseur pour dommages et intérêts. Une somme qui s’explique aussi par l’atteinte au prestige de l’établissement que les dernières révélations pourraient engendrer.
Bien que James Levine ne soit encore sujet à aucune poursuite pénale, les informations publiées dans le New York Times et le New York Post
évoquent sept personnes victimes de ces agressions, sans pour autant dévoiler leur identité.
Parmi elles, le cas d’un jeune musicien que Levine aurait forcé à assister à des séances de « masturbation mutuelle » alors qu’il n’était âgé que de seize ans, puis rémunéré environ 50 000 dollars au fil du temps depuis 1986. Mais encore, le média met en évidence le cas d’un jeune chanteur d’opéra que Levine aurait, après une audition, ramené en voiture puis embrassé et caressé de force au sein du véhicule verouillé.
Des faits que l’ancien directeur conteste, lui qui avait auparavant attaqué son employeur en justice pour rupture de contrat et diffamation peu après son licenciement et mandait 5,8 millions de dollars de dommages et intérêts.
Une situation aujourd’hui qui se renverse et nous contraint à attendre plus d’informations de la Cour suprême de New York.

Visuel : ©Metopera

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