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Danièle Thompson est l’invitée d’honneur du Festival du film de Rueil-Malmaison

Danièle Thompson est l’invitée d’honneur du Festival du film de Rueil-Malmaison

21 décembre 2018 | PAR Gabrielle Degeorge

Danièle Thompson, scénariste, réalisatrice et figure majeure de la comédie à la française, sera cette année l’invitée d’honneur du Festival du Film de Rueil-Malmaison du 22 au 27 janvier dont le mot d’ordre sera ‘le bonheur fait son cinéma’. Après avoir travaillé avec son père Gérard Oury sur certaines des plus grandes comédies du cinéma, La Grande Vadrouille ou encore Les Aventures de Rabbi Jacob, Danièle Thompson réalisa ses propres films, des comédies douces-amères telles que La Bûche ou plus récemment Des gens qui s’embrassent. Avide de cinéma et friande de séries, Danièle Thompson nous parle à l’occasion du Festival qui débutera en Janvier.

Vous êtes cette année l’invitée d’honneur du Festival du film de Rueil-Malmaison, qu’est-ce qui vous a séduit dans ce festival ?

C’est un honneur pour moi d’être l’invitée d’honneur, je suis très flattée. Ce festival m’intéresse en particulier parce que je suis déjà venue à Rueil à plusieurs reprises. J’y ai présenté des films, j’ai même tourné là pour mon film Des gens qui s’embrassent. Je suis aussi allée plusieurs fois au musée de Rueil-Malmaison, c’est une ville qui m’intéresse. Il y a mille raisons pour lesquelles j’avais envie de venir.
Je ne sais pas exactement quel sera mon rôle en tant qu’invitée d’honneur, mais je crois savoir que des musiques de mes films seront jouées par les jeunes étudiants du conservatoire.

Le festival s’ouvre aux séries, est-ce pour vous un symbole de notre époque ? Vous intéressez-vous aux séries ?

Non seulement je regarde beaucoup de séries, mais je suis en train d’en écrire une.
Je suis très accro aux séries, et j’en regarde en plus d’aller souvent au cinéma, ça me prend beaucoup de temps.

En quoi l’art de la série diffère-t-il de celui du cinéma ?

Il y a deux points de vue, le point de vue de la spectatrice et celui de l’auteur : en tant que spectatrice, on se replonge dans la tradition du feuilleton du XIXe siècle, où on attendait la suite de l’histoire passionnante chaque semaine. C’était comme ça qu’étaient publiés les romans d’Alexandre Dumas ou de Zola. Les séries reprennent cette tradition de l’attente. Et puis il y a une liberté d’écriture et de récit qui est très particulière parce qu’on a le temps de rentrer dans des trames secondaires et dans une très longue histoire, alors qu’au cinéma on est extrêmement limité par le temps puisqu’on est cantonné dans une histoire qu’on est obligé de raconter entre 1h30 ou 2h la plupart du temps. C’est souvent une frustration, en tous cas en tant qu’auteur.

Vous avez une belle carrière, il y a-t-il un souvenir particulier d’une expérience, d’un scénario ou d’un film qui vous tient à cœur ?

J’en ai beaucoup. On a eu beaucoup de chance entre mon père et moi d’avoir des films qui ont été de très grands succès, j’ai beaucoup de souvenirs merveilleux des fameux mercredis des sorties de film où tout à coup on sent que le public a envie de voir le film, qu’il y a une adhésion… Je pense que mes plus beaux souvenirs c’est quand j’allais dans les salles avec mon père et qu’on entendait des gens rires. On se mettait derrière, on se planquait et on entendait les gens rire à des choses qu’on avait imaginé deux ans avant et avec le grand doute de savoir si ça allait faire rire ou pas. On avait des surprises, dans le bon et le mauvais sens, mais beaucoup dans le bon sens.

Pensez-vous que c’est important de faire rire les gens ?

Dans toutes les périodes que j’ai traversé les gens ont toujours eu besoin de ça. C’est une énorme satisfaction de pouvoir offrir aux gens deux heures où on oublie, on redevient un enfant, on écoute une histoire, on la regarde, on est passionné, on rit… Je pense que j’ai un métier formidable pour ça, c’est un grand bonheur.

Vous intéressez-vous aux nouveaux réalisateurs français, regardez-vous des comédies sorties récemment ?

Je regarde beaucoup de choses, pas seulement des comédies, je vais souvent au cinéma, en salles. Récemment j’ai vu le film Roma d’Alfonso Cuarón qui est une merveille, j’ai vu le film japonais Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda qui a eu la palme d’Or à Cannes et plein d’autres. J’aime aussi beaucoup les comédies, les nouveaux talents, aussi bien de Lasheau que de Danny Boon. Quand c’est bien je suis très cliente, j’avale énormément de films et de séries. Je viens de voir Pupille qui est un très joli film, et puis Amanda, je vois beaucoup de choses.

Visuel : Festival du film de Rueil-Malmaison

 

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