[Live Report] Nathalie Rozanes x Toute La Culture xFondation Henri Cartier Bresson au Silencio

4 juillet 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

Samedi 2 juillet, pour la première fois Toute La Culture investissait le célèbre et select Silencio. Au programme, et dans le cadre de l’exposition Francesca Woodman qui se déroule jusqu’au 31 août à la Fondation Henri Cartier Bresson, la comédienne Nathalie Rozanes a offert une lecture performative parfaite.

Francesca_ TRAILER from Nathalie Rozanes on Vimeo.

« Il y a six façons d’éplucher une orange ». Vous le saviez ? Mais qui dit ça ? Est-ce Nathalie Rozanes elle-même, qui a écrit une partie des textes du spectacles, est-ce un extrait du poème épistolaire de Ariana Reines Cœur de Lion ou bien des bouts des carnets de notes de Francesca ?
Francesca Woodman est donc à l’honneur chez Cartier Bresson. La photographe s’est suicidée à 22 ans en 1981 et ses photos sont l’oeuvre figée pour l’éternité d’une post ado. Elle est son principal modèle, dans une version précurseur d’étranges selfies.

Nathalie Rozanes a écrit et joué de 2014 à 2016 un spectacle, Francesca donné au Théâtre National, à Bruxelles. De ce grand spectacle elle a créé pour le Silencio une version « showcase ». Ici pas de projection mais du corps pour dire les évanescences de Francesca.
Nathalie arrive en tee-shirt et jean slim, baskets aux pieds. Elle minaude, fait semblant d’hésiter, demande une tequila. On est d’entrée complément hypnotisés par sa présence. Puis face micro, debout, elle entre dans un collage astucieux de textes qui tous viennent offrir un portrait de jeune femme prise dans les affres du désir, du manque et des questions éternelles et existentielles.

La performance a été suivie de questions riches du public, notamment sur la façon dont la danse est venue s’intégrer au spectacle. Nathalie avoue alors que cela a été pensé juste pour cette soirée. Pendant toute la durée de la pièces, Elizabeth Ward reste assise, immense perruque sur la tête gisant jusq’au milieu de la scène. Elle le dira, pour rester assise comme ça il faut être dans une énergie Tai-Chi. C’est bien cela qui passait ce soir-là sous les dorures chic de David lynch, un magnétisme évident qui jaillira quand la danse explosera.

La performance donnait l’envie nette d’en savoir plus sur la vie et l’oeuvre de la photographe.

Visuel : Nathalie Rozanes © Thibault Grégoire


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