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« Un monde sans fin » de Ken Follet

6 octobre 2008 Par marie | 0 commentaires

On restait sur sa faim avec « Les piliers de la terre », Ken Follet nous satisfait avec « Un monde sans fin ». Deux siècles plus tard, toujours dans l’Angleterre médiévale, on retrouve les descendants de Tom et Jack Builder à Kingsbridge. Un pavé de plus de 1000 pages qui se lit avec un plaisir renouvelé.

 

Ceux qui ont aimé « Les piliers de la terre » (1992) adoreront la suite, « Un monde sans fin », de Ken Follet. Deux siècles plus tard, au XIVème siècle, le petit village anglais de Kingsbridge n’a pas tellement changé depuis que Tom et Jack Builder ont reconstruit la cathédrale.
Les descendants directs des deux hommes se rencontrent : Methin Builder veut dédier sa vie à la ville qu’il aime et mener une existence paisible avec celle qu’il adore depuis l’enfance, Caris. Mais c’est sans compter la volonté d’émancipation de la jeune fille : elle ne veut pas être une femme au foyer, comme le veut la norme de l’époque. Son rêve est de devenir médecin. Elle fréquente donc une « savante » vite considérée comme une sorcière… Une réputation qui rejaillira sur la jeune fille et qui changera sa vie, tout en compliquant sa relation avec Merthin.
Une suite, pas une remasterisation
On retrouve les mêmes ingrédients dans « Un monde sans fin » et dans « Les piliers de la terre ». Deux personnages romantiques, et un méchant, un chevalier encore une fois. Cette fois ce n’est pas William, mais Ralph, le frère de Merthin qui martyrise le couple.
Un profil neuf fait son apparition, Gwenda, une amie de Caris qui partage un lourd secret avec elle, Merthin et Ralph.
Comme pour le premier tome, on ne reste pas qu’à Kingsbridge et dans ses environs. On voyage en France et en Italie.
Le concept reste le même, on le regrette un peu, mais l’alchimie n’en est pas moins renouvelée.
Entre Histoire et histoire
L’architecture et l’histoire anglaise sont toujours au centre de ce roman fleuve de plus de 1000 pages. Tout est d’une acuité parfaite. Le travail de recherche de celui qui est surtout un auteur de polar (« Le troisième jumeau » 1998, « Code zéro » 2003, « Peur blanche » 2005, etc.), est impressionnant. Malgré les digressions architecturales techniques, certes moins longues que dans « Les piliers de la terre », on ne décroche pas.
Un pavé n’est pas de trop pour raconter toutes les péripéties. Un roman savoureux qui intéressera les férus d’histoire médiévale, mais pas seulement. Ce n’est pas un livre d’histoire. C’est véritablement un roman composé d’ingrédients assez divers pour plaire au plus grand nombre. Il ne faut pas avoir peur de la somme de pages, elles glissent sans qu’on s’en aperçoive.
Un monde sans fin, Ken Follet, Robert Laffont, 24,90€

Follet


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