[Live Report]: Bouffée d’énergie au Festival Fnac Live

25 juillet 2016 Par Marianne Fougere | 0 commentaires

Troisième temps du Fnac Live, le vendredi 22 juillet annonçait une soirée prometteuse à la programmation éclectique et électronique voire électrique…!

L’état d’urgence nous pousse quand même à nous comporter de manière étrange : on se précipite tête baissée à de gros rassemblements nous qui préférons d’ordinaire à la chaleur des foules l’atmosphère plus intime des salles de théâtre ; on se déplace à vélo mais, par mesure de sécurité, sans casque (franchir les contrôles muni d’un tel vous expose en effet à des difficultés supplémentaires ! ); on s’installe à même le sol pour un apéro musical à la bonne franquette sur des voies d’habitude bondées de véhicules motorisés. L’état d’urgence a ceci d’étrange et d’électrique qu’un événement tel que le Fnac Live n’a jamais porté aussi bien son nom : en direct, on se s’en revivre ou vivre tout simplement.

Ouvert dès 18h par I Am Stramgram, dont l’univers enfantin a été ensuite quelque peu bousculé par les prestations successives de Stuck In the Sound et Sage, le bal, ce vendredi, a commencé pour nous avec le show énergique de Hyphen Hyphen. Si la foule massée sur le parvis de l’Hôtel de ville n’était pas venue spécialement pour écouter l’une des révélations musicales de l’année, elle ne s’est pas faite priée très longtemps pour se mettre à danser.

A peine le temps de se rafraîchir à l’un des points d’eau ou de faire la queue à l’un des food trucks, que Synapson entrait en jeu. Groovy tendance jazzy, le premier morceau du duo parisien a plongé le parvis dans une ambiance africanisante. Tranquillement, on se mettait dans le rythme, frétillants d’impatience à l’idée de partir dans des contrées sonores exotiques. Mais la fête électronique à été de courte durée, le show tournant court dès le second morceau pour des raisons d’ordre électrique – un problème de platine vraisemblablement. Incrédulité de la part du public, désespoir dans les yeux de l’un des « dandys chics » : élan de solidarité des premiers envers les seconds, quand ceux-ci ont livré en guise de set une version acoustique de l’un de leurs morceaux. Forcément nous étions terriblement déçus, mais émus face à cette communion qui dans l’adversité s’est instaurée entre les artistes et le public. Et si nous avions l »esprit mal tourné, nous songerions à l’idée d’un coup marketing de génie : même avortée, la prestation de Synapson nous a mis suffisamment l’eau à la bouche pour avoir envie de chalouper, à la salle Pleyel le 3 novembre prochain !

Bouquet final de la soirée, le show tant musical que lumineux de Fakear a pris une dimension émouvante pour nous car nous avions eu l’occasion d’assister à sa première parisienne à la Boule Noire lors d’un autre Festival. Quel bonheur donc de prendre part à la consécration d’un artiste aux mains d’argent. Accompagné sur scène d’une harpiste, d’un bassiste, d’un batteur et d’un claviériste, Théo le magicien a déployé pendant plus d’une heure sa musique paradoxale et planante. Plongé littéralement dans un état de transe, le parvis de l’Hôtel de ville tenait alors plus d’une galaxie interstellaire que d’une – désormais si – commune fan zone.


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