Le Festival Brin d’herbe enchante les Châteaux de la Loire du 19 au 22 juillet 2017

16 juillet 2017 Par
Olivia Leboyer
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piano-buissonier

La musique s’écoute et s’imagine. Tout naturellement, c’est dans la nature qu’elle se reflète. Le vert, le vent, les jets d’eaux invitent au rêve, accueillant la mélancolie, les chemins de traverse, voire les gouffres. Le Festival Brin d’Herbe, sur le thème « Jardins en Val de Loire 2017 » se propose de conjuguer la poésie des Châteaux de la Loire à celle du piano. Et les artistes sont des enfants et de jeunes adolescents, lauréats du fameux Concours International junior d’Orléans.

Que les arts entretiennent entre eux une conversation naturelle n’a rien de surprenant. La musique ouvre l’imagination, s’inscrit dans l’espace. Un amoureux des jardins écoute le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles, les notes cristallines des ruisseaux ou des fontaines. Jouer en plein air fait revivre ce vieux rêve d’un art total, qui fait vibrer tous les sens.

Liés par des affinités électives, les membres de l’Association des Parcs et Jardins en Val de Loire et le Concours inernational de Piano d’Orléans ont eu, il y a trois ans, l’idée d’offrir aux mélomanes un cadre idyllique pour entendre le piano. L’esprit des lieux agit sur l’imagination. Dans cet écrin bucolique, ce sont des enfants et adolescents qui vont nous charmer. Les lauréats du Concours d’Orléans ont entre 7 et 18 ans, l’âge des possibles et des rêves sans limites. Si le piano n’est pas encore leur métier, c’est déjà une vocation, un élément vital. Ces concerts en plein air, à l’ombre des Châteaux d’Amboise, de Villandry ou de Valmer constitueront sans doute, pour eux, une expérience décisive. Y interpréter « L’alouette calandrelle » ou la Colombe de Messiaen, ou « La Mouette » de Berstein, dans les chaudes palpitations de juillet, renforce la puissance d’évocation de ces morceaux.

Pour découvrir ce programme alléchant, nous avons été conviés, en plein Paris, dans un jardin privatif, secret. La maîtresse des lieux, hospitalière et spirituelle, aime les mélanges, les rencontres. Aussi l’esprit du Festival, qui bat en brèche l’élitisme souvent reproché au milieu de la musique classique, l’a-t-elle séduite. Dans son jardin, des parterres soigneusement entretenus, une cabane de bois pour les enfants, une rampe ornée d’une sculpture contemporaine et, pour relier le jardin voisin, où vit son amoureux, un petit pont. Tout semble agencé comme dans les rêves.

Nous vous recommandons vivement de passer quelques jours dans les Châteaux de la Loire, pour vous laisser gagner par cet esprit de contes de fées, où les musiciens en herbe jouent au rythme de la nature.

Ecoutons les mots d’Alain, sur les liens entre les arts :

« Au reste, il y a mille preuves que l’architecture a imité l’arbre ou la tige de blé. (…) J’arrive par les chemins, c’est le mot propre aux jardins, qui sont encore des chemins et des cultures, mais qui répètent et multiplient pour notre propre satisfaction ces preuves d’une nature en intime accord avec notre esprit. » (Vingt leçons sur les Beaux-Arts)

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