Agenda sélectif des soirées de novembre

3 novembre 2018 Par
Rodolphe Pete
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Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un deuxième mois d’automne forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur

Jeudi 1er au samedi 3 novembre, Pitchfork music festival, Paris

Sur les trois jours de cette pluie de concerts à la grande halle de la Vilette, la fièvre du samedi soir brillera de mille feux avec notamment Jeremy Underground, Dj Koze, Avalon Emerson et Daniel Avery qui terminera la nuit. Les deux jours précédents ne sont pas à bouder pour autant, avec par exemple Bagarre et Blood Orange le vendredi et Etienne Daho le jeudi.
Pratique : www.pitchforkmusicfestival.fr

Jeudi 8 novembre, Magnetic Ensemble release party, le Trabendo, Paris

Quel bel endroit à taille humaine que le Trabendo pour fêter la sortie de son premier album. Magnetic Ensemble a choisi pour cette soirée entièrement live d’inviter les participants à cet opus qu’on pourra qualifier, pour faire vite, de techno acoustique. Seront notamment de la party le chanteur et performer Nosfell, le guitariste Maxime Delpierre et la chanteuse Sabina Sciubba…
Pratique : à partir de 19 h, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris XIX. Prévente : 10 euros.

Jeudi 8 au samedi 10 novembre, Positive Education festival, Saint-Etienne

C’est une bonne partie du gotha des musiques électroniques qui fera les belles nuits d’un événement tout sauf contournable : Laurent Garnier, Paula Temple, Manu le Malin, Marcel Dettmann, Dopplereffekt, mais aussi quelques jeunes pousses à suivre comme Lena Willikens, Simo Cell, ou des figures déjà bien inscrites dans le paysage, à l’instar de Voiski. Chapeau d’avoir, loin des grandes villes, réussi ce tour de force. La cité rivale et voisine qu’est Lyon n’a pas fini d’en rougir !
Pratique : www.positiveeducation.fr

Vendredi 9 et samedi 10 novembre, Detroit in Marseille

Derrick Thompson, J-Phi 313, Module M, Chica Underground le vendredi ; Terrence Parker, MoReese et Arcene K le samedi. Voilà deux facettes de la production made in Detroit pour une double nuit à la fois house et techno qui ravira les gourmands, les initiés et les apprentis en quête d’un rattrapage accéléré. Le line-up s’avère un événement exceptionnel en soi qu’il serait bien hasardeux de manquer…
Pratique : la Belle de Mai, 38 traverse Notre Dame de Bon Secours, Marseille III. 5 à 12 euros par jour, pass 2 jours de 10 à 18 euros.

Vendredi 16 novembre, Club Cabaret, Jack in the Box, Marseille

Steve Parker, Miss Melera, Jack de Marseille. Du Portugal aux Pays-Bas, l’Europe de la techno sera bien représentée à la friche Belle de Mai, avec le vétéran local aux platines pour accueillir ses deux hôtes. Des noms moins visibles dans le circuit français mais qui ne sont pour autant pas à négliger. C’est tout l’intérêt des soirées concoctées par le boss de Wicked, sachant parfaitement en toutes saisons les artistes à suivre et connaître…
Pratique : Cabaret Aléatoire, 41 rue Jobin, Marseille III. A partir de 23 h, 6 euros.

Samedi 24 novembre, festival Haute Fréquence, Creil (Oise)

Luke Vibert (dj set), Molécule, Apollo Noir, Texture Droite, Highjacker, collectif Noun. Parfois, il faut s’éloigner des grandes villes pour être surpris et s’attendre à accumuler de beaux souvenirs. Nul doute que ce soit l’expérience vécue par les curieux qui pousseront la porte de ce rendez-vous au line-up exigeant, éclectique et prometteur.
Pratique : la Grange à musique, 16 boulevard Allende. A partir de 23 h, 5 à 10 euros.

Soirées

Vendredi 2 novembre, Moist : Archie Hamilton, Franck Roger, Faust, Paris

Dj et producteur londonien, Archie Hamilton n’est sûrement pas très connu de ce côté de la Manche. Mais pour les amateurs de house, cet oubli sera vite réparé, d’autant qu’il sera accueilli par le si dynamique boss du label Home Invasion, Franck Roger. Rien à craindre en terme d’ambiance et de qualité sonore avec un tel duo… Avec aussi Creange.
Pratique : à partir de minuit, pont Alexandre III, Paris VII. 12, 50 euros en prévente.

Vendredi 2 novembre, Make It Deep, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Il y a deux décennies, Paul Johnson était résident chaque vendredi au Gibus. Ses ennuis de santé n’ont pas empêché la carrière de cette légende de la house de se poursuivre, tant aux platines qu’en production. Une soirée de haute tenue qui ravira les anciens, tout en servant de bonne séance de rattrapage aux jeunes fans d’une house brillante, sensuelle et fiévreuse. Avec aussi Jovonn et Playin’4 The City (live).
Pratique : à partir de minuit, central et chaufferie, 13 euros. 90, boulevard de Clichy, Paris XVIII.

Vendredi 2 novembre, Pitchfork after party, le Trabendo, Paris

Honey Dijon, c’est évidemment une figure communautaire (dans le bon sens du terme), surtout à une époque où les trans n’avaient pas droit de cité. Mais c’est surtout un dj explosif dans sa façon d’enflammer le dancefloor en racontant une histoire balayant plus de vingt ans de rythmes disco, house et garage, apte à réunir les générations. Avec aussi Dj Seinfled, Gabe Gurnsey et Perel.
Pratique : 211, avenue Jean Jaurès, Paris XIX. A partir de 23 h. 16 euros en prévente.

Samedi 3 novembre, 7 ans Concrete, Paris

Sweely, Shlomo, Leo Pol, François X, Deena Abdelwahed, Cabanne, Ben Vedren, Behzad & Amarou, Antigone. Voilà un line-up à la hauteur de l’événement pour fêter l’anniversaire de la plus célèbre et branchée péniche de la capitale. Des résidents qui ont fait la réputation de longues soirées où la seule difficulté est de ne pas être claustrophobe. Un petit effort qui sera aisément récompensé par la qualité proposée.
Pratique : à partir de 23 h jusqu’à lundi à 2 h. Gratuit. 69, port de la Rapée, Paris XII.

Samedi 3 novembre, Ellen Allien, Zadig, la Belle Electrique, Grenoble

Entre la belle égérie du label B Pitch, grande figure de la techno allemande depuis deux décennies, et l’un des plus solides producteurs et djs français, en solo ou en quatuor sous l’alias Unforeseen Alliance (avec Voiski, Antigone et Birth of Frequency), la soirée devrait tenir toutes ses promesses. Leurs différences de parcours est l’assurance d’un déluge élégant mais implacable de BPM sur le dancefloor.
Pratique : à partir de 23 h, 16 à 19 euros.12, esplanade Andry Farcy.

Samedi 3 novembre, Marco Bailey, 8 ans Baby Club, Marseille

Fervent pratiquant d’une techno surpuissante dans les années 90 (à l’instar de l’emballant« Ipanema »), notamment sur le label Primate et avec son ami Redhead, le Belge a réduit le tempo au fil des années et continuer de tourner dans le monde entier, gardant intact le groove, bien plus que certaines vieilles gloires comme Marco Carola. Son expérience en fait un redoutable dj. Moins surprenant mais rassurant…
Pratique : à partir de minuit, 2 rue André Poggiol, Marseille VI. 8 euros.

Jeudi 8 novembre, Organic Music Night, Rex Club, Paris

Delano Smith : un vétéran de la scène de Detroit ayant tant fait pour le mouvement et qui n’a pas forcément l’exposition qu’il mérite. Sa venue à Paris n’en est donc que plus précieuse. Il pourra délivrer dans le temple des musiques électroniques un set dont il a le secret, fruit d’une expérience incomparable. Dans l’ombre. Celle des pionniers. Infatigables porteurs de la bonne parole house et techno. Avec aussi Doubting Thomas (live) et Dudster.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 5 ou 8 euros.

Vendredi 9 novembre, The Hacker, Badaboum, Paris

Michel Amato, sous son appellation The Hacker, avec ou sans Miss Kittin, a démarré sous les auspices hardcore au début des années 90, avant de devenir une référence internationale en matière d’électro. Ses lives et dj sets emballent toujours car ils puisent aux racines sans jamais céder aux modes. Surtout, le Grenoblois ne cesse de composer depuis un quart de siècle des morceaux réussis, qui séduisent le grand public comme les fans les plus pointus.
Pratique : à partir de 23 h 30, 2 bis rue des Taillandiers, Paris XI. 16 euros.

Vendredi 9 novembre, Ed Banger 15 ans, I Boat, Bordeaux

Busy P, Myd, Borussia. S’il est permis d’être énervé par la hype et certains artistes signés par le label du charismatique Pedro Winter, personne ne peut lui enlever sa passion et sa volonté de partage, de découverte et d’ouverture. En quinze ans, Ed Banger s’est ainsi forgé une identité sonore et visuelle, a mis en avant des dizaines d’artistes et continue de creuser son sillon. Hype, mais très intéressant.
Pratique : à partir de 23 h 45, 11, 50 euros. Quai Armand Lalande.

Samedi 10 novembre, 10 Years MCDE Recordings, Rex Club, Paris

Motor City Drum Ensemble : derrière ce pseudo énigmatique se cache un amoureux de la house à l’ancienne. Mais loin de simplement cultiver une nostalgie régressive, Danilo Plessow se sert de cette matière première pour, en dj comme en production, apporter sa pierre à l’édifice et participer, à son modeste mais important niveau, au souffle toujours continu du mouvement dance, dans sa meilleure acception. Avec aussi Pablo Valentino et Hugo LX.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 21,80 euros.

Samedi 10 novembre, Sonja Moonear, Traumer, Nunes, Dieze Warehouse, Montpellier

La Suissesse Sonja Moonear et le Parisien Traumer font partie d’une nouvelle génération de djs et producteurs aussi à l’aise en house qu’en techno, dont la montée en puissance ne doit rien à la mode ou au hasard. Le Français est un hyperactif du studio, notamment avec son compère Cyril Etienne (Dj Deep) et la Suissesse a elle aussi collaboré avec quelques grands noms (Luciano, Zip) tout en affichant une identité bien personnelle.
Pratique : 188 avenue Marché Gare, à partir de minuit, 14, 50 à 17, 50 euros.

Samedi 10 novembre, les Rencontres électroniques, Oxia, les Docks, Cahors

Qui se souvient encore du duo grenoblois Phunky Data des années 90 où Olivier Raymond faisait ses premières armes avec son compère Kiko ? Vingt-cinq plus tard, Oxia n’a jamais cessé de produire et de tourner dans le monde entier. Si on peut être nostalgique de ses titres percussifs, sa propension à trouver la parfaite mélodie (comme pour son tube « Domino ») demeure incontestable. Avec aussi Jero et Gob’Itch, Ma-Tew.
Pratique : 430 allées des Soupirs. 10 à 12 euros.

Vendredi 16 novembre, Josh Wink, Concrete, Paris

Il n’est pas incongru de parler de légende. Josh Wink, boss du label Ovum, est le précieux détenteur d’un son reconnaissable entre tous, dans ses mixes comme ses productions. A la croisée de la house, de l’acid et de la techno, l’auteur entre autres du tube « How’s Your Evening So Far », le natif de Philadelphie n’a pas son pareil pour emmener son public jusqu’au bout de la nuit. Avec aussi Dj Tennis et Nick V.
Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros. Gratuit avant minuit.

Vendredi 16 novembre, Rexist 10, Anja Schneider, Rex Club, Paris

Parmi les faits d’armes d’Anja Schneider et son label Mobilee, impossible de ne pas penser à l’éclosion internationale du Français Olivier Mateu, alias Rodriguez Jr, dont les mélodies envoûtantes font danser les festivals et clubs du monde entier. Une carrière à l’image de ce label allemand dont les titres accessibles, tout en restant exigeants, ne doivent rien à la mode. Avec aussi Edouard !
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 15 ou 20 euros.

Samedi 17 novembre, Tale of Us, le Transbordeur, Villeurbanne

Le duo italien est très à la mode, enflamme les scènes du monde entier, brille non par une technique de mix époustouflant mais parvient merveilleusement à créer une atmosphère mélodieuse, profonde et lancinante d’une techno pour le moins hypnotique. Leur album sur le label classique Deutsch Grammophon a largement de quoi faire taire leurs détracteurs. Avec aussi Agents of Time (dj).
Pratique : 28, 80 euros. A partir de 23 h 30. 3, boulevard de la bataille de Stalingrad.

Samedi 17 novembre, Maceo Plex, Madben, Terminal 7, Paris

Belle consécration pour le Parisien Benjamin Leclerq, alias Madben, d’assurer le warm-up de l’Américain, auteur du tube mondial « Solar Detroit », dont la diversité d’inspiration se retrouve dans ses autres alias que sont Maetrik et Mariel Ito. Nul doute que, malgré le prix, la soirée n’affiche complet, ce qui permettra à ceux qui ne connaîtraient Madben de découvrir le talent du trentenaire en dj set.
Pratique : à partir de 23 h, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV. De 27,50 à 33 euros.

Vendredi 23 novembre, BPM, Arnaud Rebotini, Magazine Club, Lille

Auréolé d’un César cette année pour sa bande originale de « 120 battements par minute », le colosse moustachu n’est pas seulement un producteur talentueux pour le cinéma. Dj, chanteur et maître des machines, adorateur du rockabilly et de tout ce qui peut faire danser, ce féru des claviers a le chic pour créer un univers électrique, sauvage et foisonnant. On n’en sort jamais indemne. Ni déçu. Avec aussi Sara Zinger.
Pratique : à partir de minuit, 84 rue de Trévise. 8,8euros.

Vendredi 23 novembre, We Are Rave, 1988 Live Club, Rennes

Avec Jacirodex, NZ42, Acid Division, Lingling, David Asko, Acidupdub. Oreilles et âmes sensibles, s’abstenir ! La nuit va être dure, hardcore, sombre, tellurique, accélérée, furieuse. Mieux vaut être en forme pour affronter cette tempête sonore comme un écho revigorant aux grandes raves des années 90… Retour vers le futur et qu’importe le temps qui passe !
Pratique :à partir de 23 h. 27, place du Colombier. 12, 50 euros.

Vendredi 23 novembre, B Trax night, Rex Club Paris

Steve Rachmad, Scan X live : d’un côté, un producteur et dj prolifique, notamment sous le pseudo Sterac et le label très recommandable Music Man. De l’autre, un producteur émérite de l’Hexagone, pionnier de la rave, auteur des hymnes « Wastedland » et « Earthquake ». Deux solides raisons de participer à la nuit du label parisien B Trax, porté par le passionné Ben Men depuis deux décennies, notamment via feu le magasin de la rue d’Hauteville, toute proche… Avec aussi Matteo WNB.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle), à partir de minuit. 12 ou 15 euros.

Samedi 24 novembre, Jennifer Cardini, Barnt, Mike Huckaby, Concrete, Paris

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Jennifer Cardini sera bien entourée avec deux grands noms de la musique électronique : le vétéran américain Mike Huckaby et l’Allemand Barnt, chacun dans un style aisément reconnaissable : la house aussi profonde que chaleureuse pour le premier, une techno tout sauf autoroutière pour le natif de Cologne, apte à se démarquer dans un paysage très encombré outre-Rhin. La boss du label Correspondant sera parfaitement à l’aise entre les deux, vu son expérience et son éclectisme.
Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros. Gratuit avant minuit.

Samedi 24 novembre, Samo Dj, Krikor vs Jean Nipon, Herr 2003, la Java, Paris

Petit endroit très pittoresque dans son « jus », la Java accueille le producteur et dj suédois Samo Dj,  dont le morceau « Tai Po Kau » ne peut laisser indifférent. Tout comme le parcours éclectique des Français Krikor (Kouchian) et Jean Nipon (Jean-Baptiste Bressy), aussi talentueux derrière une console qu’un feutre pour dessiner. Un tiercé gagnant pour une soirée rare.
Pratique : 105, rue du Faubourg du Temple, Paris X. A partir de minuit,8, 50 euros.

Samedi 24 novembre, Bjarki, Ostra Club, Nancy

Le producteur islandais s’est fait connaître d’un large public avec un hit aussi simple qu’efficace, «  I Wanna Go bang ». Protégé du label de Nina Kraviz, le jeune prodige a prouvé qu’il savait aussi voler de ses propres ailes. S’il ne s’égare pas, il devrait demeurer parmi les artistes à suivre au cours des prochaines années. Avec aussi Phuture Traxx, Imecka et Dillou.
Pratique : 34 boulevard d’Austrasie, à partir de minuit.15 euros.

Vendredi 30 novembre, Dj Bone & Ben UFO all night long, Concrete, Paris

Deux grands noms aux platines pour une nuit qui devrait afficher complet. Déjà séparément, l’Anglais et l’Américain sont redoutables, tant en production qu’aux platines. Leur alliance d’un soir parisien ne peut qu’accroître le plaisir de leurs fans respectifs. Un vendredi à ne pas manquer sous aucun prétexte, même en cas de grippe ou de travail le lendemain. Avec aussi Emma Dj vs Marcorosso.
Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros. Gratuit avant minuit.

Vendredi 30 novembre, Etienne de Crécy, Warehouse, Nantes

Egomix projet. Quand le célèbre producteur de la trilogie « Superdiscount » ne mixe que ses propres morceaux ! Aucun souci sur la durée, tellement que le Versaillais a eu l’imagination fertile en plus de deux décennies. Maître du jeune sonore, toujours en haut de l’affiche après la fin officielle de la French Touch, Etienne de Crécy a gardé son âme d’infatigable et brillant bidouilleur électro.
Pratique : à partir de minuit, 21 quai des Antilles. 18 euros en prévente.

(Photos : Rodolphe Peté)