« L’ANTICORPS » DE JULIO JOSE ORDOVAS : UN PREMIER ROMAN PROMETTEUR

25 mars 2016 Par Géraldine Bretault | 0 commentaires

Né en 1976 à Saragosse, Julio José Ordovás signe avec L’Anticorps son premier roman, récit d’une adolescence haute en couleurs dans l’Espagne post-franquiste.

Note de la rédaction :

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Par un heureux hasard comme la traduction en permet parfois, le titre original (El anticuerpo) traduit en français résonne étrangement avec le fameux Attrape-Cœurs de Salinger.

En effet, l’écriture vive, rapide, hachée, colle au plus près des émotions du personnage central, égrenant force saynètes tour à tour truculentes, dérangeantes ou drôles.

Toutefois, là où Salinger parvenait à donner une silhouette, une personnalité, à Holden Caulfield, la figure de Jesús peine à se détacher de la galerie de personnages qui l’entoure.

Restent une écriture et un ton impertinents que l’on espère retrouver dans une prochaine œuvre peut-être plus construite.

« J’ai offert à ma tante un rosaire dont les grains étaient des pétales de rose, et à mon père le Nouveau Testament. Je lui ai dit qu’il pouvait le lire comme un western, mais il me l’a jeté à la figure après m’avoir envoyé chier par le plus court chemin. » p. 118

Julio Julio José Ordovás, L’anticorpstrad. de l’espagnol par Isabelle Gugnon, L‘Olivier, sortie le 17 mars 2016, 143 p., 16,90 euros.

visuel : couverture du livre.


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