(D)écrire la beauté, les regards littéraires et picturaux de Sophie Chaveau et Franck Jacquet

16 janvier 2017 Par
Amelie Blaustein Niddam
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Fixer la beauté dans une anthologie… mais quelle beauté, dans quels yeux ? La somme produite parSophie Chaveau et Franck Jacquet, (D)écrire la beauté, répond historiquement et intellectuellement à la question. Alors, miroir, qui est le plus beau ? L’art religieux, l’art accidentel ? 

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L’ouvrage fonctionne par grand chapitres (Des corps parfaits, l’âme pure…) chacun couronnés par thèmes, permettant des approches aussi diverses que le totalitarisme, la vertu ou le sauvage. A chaque fois, les chapitres sont remplis de contes, de légendes et de reproductions d’œuvres d’art.

Extrêmement agréable à feuilleter et à lire, (D)écrire la beauté peut se picorer. Il est passionnant d’entrer dans un thème et de s’ouvrir aux réflexions fines des auteurs. « Le passage du temps » est par exemple un shoot de beauté pure. La ferveur des musées est ici comparée à celle des églises. L’occasion d’être saisis par la Madone à l’Enfant sur le trône de Cenni di Pepo dit Cimabue, au XIIIe siècle.

Ici, toutes les beautés sont célébrées, celle du contemporain (On croise Colette et Christiane Rochefort) comme celle de passés quelque fois lointains (évidemment, « LA » Naissance de Vénus de Sandro Botticelli). Confronter la littérature et la peinture permet d’apporter un regard neuf sur des monuments de l’histoire de l’art.

Toutes les beautés sont ici examinées, celle flagrante de nus (La naissance de Vénus de Alexandre Cabanel), celle plus cachées d’un atelier de peinture comme celui de Frédéric Bazille.

L’occasion est belle en ces temps sombre de se plonger dans toutes les beautés.

 

Sophie Chaveau et Franck Jacquet, (D)écrire la beauté, Omnibus, octobre 2016


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