Mini et les voleurs de miel, un scarabée qui en a sous la carapace

24 février 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

En ces temps de vacances scolaires un ciné pour les 3-6 ans est une bonne idée. Les Films du Preau traduisent Cykelmyggen og Minibillen de Jannik Hastrup, Flemming Quist Moller et cela donne le conte très sage Mini et les voleurs de miel.

Mini est un petit scarabée un peu à l’écart dans la troupe que compose Le cirque des puces. Alors que les artistes sont arrivés dans la forêt-village et que le spectacle se déroule de façon magistrale, la méchante Miranda impose à Mini un abjecte défi : celui de marcher sur le fil de la funambule Nina qui s’y trouve. Elle tombe, se foule la cheville. Mini, saisi par la culpabilité et la peur des représailles s’enfuit dans la forêt où il croisera la route des abeilles kidnappeuses et des voleurs-rocks.

Mini est une figure classique de la littérature enfantine danoise et il devient ici le héros de ce long métrage. Il est bien sur question comme dans tout conte initiatique du parcours qui fait grandir, vous et les autres. La fugue de Mini est un temps l’occasion des plus vils sentiments bientôt transformés en inquiétude terreau de l’amitiés. Ce qui fait tenir Mini et les voleurs de miel debout, c’est la bonne construction des personnages qui s’amusent des stéréotypes pour les déconstruire ( les fourmis travailleuses, les princesses abeilles qui piquent comme des pestes, Bouseman, le coléoptère sans âme…). Les enfants s’esclaffent devant les méchants ( Miranda, les voleurs…) qui sont admirablement insupportables.

Le dessin est agréable, très à l’ancienne et le film est ponctués de chanson rocks et jazz qui enchanteront les tout-petits.

Film d’animation réalisé en 2014 par Jannik Hastrup , Flemming Quist Moller, en salles. Films du Preau.


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: