Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix et célèbre survivant de la Shoah est mort

3 juillet 2016 Par David Rofé-Sarfati | 0 commentaires

Survivant de la Shoah  Elie Wiesel qui a consacré sa vie à la mémoire de la Shoah et à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme, est mort hier soir a 87 ans. Wiesel a écrit 47 livres, quatre d’entre eux directement liés à l’extermination des Juifs d’Europe.

Elie Wiesel, survivant de la Shoah se sera consacré toute sa vie à la préservation de la mémoire des victimes de la Shoah. Wiesel a travaillé pour les victimes de l’oppression partout dans le monde. Pour son travail contre l’antisémitisme et le racisme, et pour l’égalité et la tolérance dans la société, il a remporté le Prix Nobel de la Paix. Wiesel est mort à son domicile à New York avec sa famille à ses côtés.

Wiesel est né dans une ville de Transylvanie au sein d’une communauté religieuse orthodoxe, au nord de la Roumanie. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, sa famille est envoyée dans les camps de concentration, ses parents et sa jeune sœur sont assassinés par les nazis tandis que lui et deux sœurs plus âgées ont survécu. Après avoir été libéré du camp de Buchenwald, il se réfugie à Paris où il étudie à la Sorbonne et gagne sa vie comme journaliste. Apatride, il quitte Paris en 1986 pour les Etats-Unis et après un accident de la circulation à New York  s’y installe et demande la citoyenneté.

Son premier livre, « La Nuit », est écrit en yiddish cependant qu’il est d’abord édité en français avec l’aide du prix Nobel François Mauriac (1958). Le livre est un journal tenu dans les camps de la mort, et est considéré comme l’un des livres les plus populaires sur l’Holocauste.

En 1986, Wiesel reçoit le prix Nobel de la paix et fonde avec son épouse la Fondation Elie Wiesel pour l’humanité.

Wiesel a écrit 47 livres, plusieurs sont des best sellers  dont Le Testament d’un poète juif assassiné adapté au cinéma. Il a écrit en outre de nombreux articles et donné des conférences sur les persécutions des peuples, des races et des groupes défavorisés dans le monde. L’écriture de Wiesel est entrelacé avec des motifs du hassidisme et de la kabbale. Son travail littéraire est axé sur le dilemme après la shoah de la question de l’existence de Dieu. Wiesel a remporté de nombreux prix pour son travail. En 1992, il a reçu la Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute décoration décernée aux citoyens des États-Unis, décerné par le Président. Il a également reçu en Israël le Prix du Président de l’ancien président Shimon Peres en Novembre 2013. Wiesel a également été le récipiendaire de plus de 100 doctorats honorifiques, et a reçu le Prix Médicis en France pour son livre de 1968 Le Mendiant de Jérusalem.

Wiesel était un ardent partisan d’Israël. En 2010, après la demande américaine qu’Israël arrête la construction à Jérusalem, il a publié une pleine page  Pour Jérusalem dans le  Washington Post et le Wall Street Journal. Wiesel y écrit que «Jérusalem doit rester la capitale spirituelle du monde juif, pas un symbole de tristesse et d’amertume, mais un symbole de confiance et d’espoir. Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme. » Peu après, il a rencontré le président américain Barack Obama. Cette position lui a valu les critiques du militant et journaliste franco-égyptien Alain Gresh, qui au coté de Tarik Ramadan reproche à Wiesel de donner à la Shoah des effets d’aubaine.

En dépit de ses traumatismes,  Wiesel ne fut pas privé d’un sens de l’humour comme en 2013 au Congrès juif mondial devant la secrétaire d’Etat Hillary Clinton : Il y avait à cette époque deux grands hommes en Europe: Herzl et Freud. Heureusement, ils ne sont jamais rencontrés, imaginez Herzl frapper à la porte du docteur Freud: «J’ai eu un rêve.» Freud lui aurait dit: «Asseyez-vous. Parlez-moi de votre mère. « 


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