Théâtre

Ramsès II, ou l’étonnante confusion des genres

Ramsès II, ou l’étonnante confusion des genres

06 octobre 2017 | PAR Sarah Dray

Depuis le 19 septembre et jusqu’au 15 décembre, se joue la pièce Ramsès II au théâtre des bouffes parisiens. Humoristique et surprenante, cette pièce a une superbe distribution : François Berléand, Éric Elmosnino, Evelyne Buyle campent parfaitement leurs personnages haut en couleurs que les habitués du théâtre de boulevard vont aimer à coup sûr.

Ramsès II, c’est l’histoire d’un couple de sexagénaires qui invitent leur fille et leur gendre à déjeuner. Ils sont surpris quand leur gendre arrive seul chez eux, et se posent des questions sur l’éventuelle disparition de leur fille. Bien évidemment, de multiples rebondissements vont faire suite à l’absence de leur fille.
Et malgré le dénouement qui fait suite à ces nombreux rebondissements, lorsque l’on sort du théâtre, après avoir vu la pièce, des questions subsistent et on reste confus. La confusion, c’est exactement le ressenti qui règne en nous pendant les trois actes de la pièce.
La confusion, mais quelle confusion ? La confusion des genres, qui nous laisse en suspension, hésitant sans cesse entre fiction et réalité, entre vérité et mensonge. C’est sur cette corde sensible et ce trouble que joue chacune des répliques de Ramsès II. La confusion va jusqu’à s’insinuer dans le titre de la pièce, qui, s’il est un clin d’œil à une des scènes de celle-ci, est sans grand rapport avec le sujet qui y est traité.
Ce qui n’est pas confus, par contre, c’est le jeu époustouflant des acteurs. D’une complexité et d’une justesse rare, ils illuminent toute la pièce. Accordons une mention spéciale à François Berléand, le beau-père, et à Éric Elmosnino, le gendre, particulièrement performants dans leurs personnages respectifs.
Les rôles féminins, s’ils sont plus secondaires, ne sont pas en reste et les actrices Evelyne Buyle et Elise Diamant, complètent parfaitement ce quatuor très harmonieux.
Ces performances sont permises par à un texte bien écrit et ciselé, qui, bien qu’il présente quelques longueurs et un effet de répétition pas toujours réussi, est souvent drôle et entretient parfaitement cette confusion omniprésente.
Le public s’adonne avec plaisir à des rires spontanés lors de scènes et de techniques typiques du théâtre de boulevard.
Ramsès II nous permet de passer un très bon moment de théâtre et nous en sortons avec l’envie de revoir tous les films dans lesquels apparaissent François Berléand et Éric Elmosnino.
Pour vous plonger dans la confusion exquise de Ramsès II, vous avez jusqu’au 10 décembre pour vous rendre au théâtre des bouffes parisiens.

Visuel : affiche

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Sarah Dray

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