Théâtre

La désopilante Catherine Jacob sauve avec ses partenaires Le fil à la patte du Théâtre Montparnasse.

La désopilante Catherine Jacob sauve avec ses partenaires Le fil à la patte du Théâtre Montparnasse.

25 juin 2018 | PAR David Rofé-Sarfati

Rythmée par une musique de jazz, la pièce Un Fil à la Patte de Feydeau handicapée d’un décor écrasant est proposé au Théâtre Montparnasse dans une mise en scène de Christophe Lidon qui respecte le tempo du texte et qui autorise les comédiens à déclencher les rires du public.

 

 

L’intrigue connue est toujours aussi efficace

Monsieur de Bois d’Enghein amant de Lucette Gautier chanteuse à succès souhaite en vue de son mariage se débarrasser de cette liaison devenue désormais interdite. De peur de la réaction de la dame, il sursoit à lui annoncer la rupture tandis que la Baronne Duverger, sa future belle-mère engage la chanteuse pour la fête donnée en l’honneur de la signature du contrat de mariage. La situation ainsi déclenchée par le pleutre Bois d’Enghein accouchera d’une suite d’événements cocasses et de quiproquos. Parallèlement, Bouzin, le personnage le plus drôle de l’univers de Feydeau, minable compositeur raté tentera tout pour faire produire ses chansons par la belle Lucette et Irrigua, général étranger à l’accent hispanique tentera de conquérir le coeur de cette même Lucette, quitte à envisager de tuer quelques prétendants.

Un décor qui défavorise la troupe

Le décor incompréhensible en carton patte est constitué de trois portes géantes sombres, et tandis qu’un piano encombre la moitié du plateau, le hors champ est projeté sous forme de séquences  vidéo sans aucun décalage ni déréalisation. Le hors champ au lieu d’être laissé à l’imagination du spectateur est écrasé à l’instar du plateau; et nous imaginons les coulisses les loges ou les mouvements des comédiens au lieu du Paris des années folles.

Un très bon Feydeau quand même

Le décor étouffe la salle ainsi que les comédiens qui luttent à n’en rien laisser paraître. Le rythme est là, toutefois. Gênée par le décor la troupe lutte pour rester homogène et les scènes se succèdent parfois comme des performances individuelles. Sauf que Catherine Jacob est impériale; précise et parfaite, elle a le texte en bouche  et crée un personnage hilarant jusqu’au bout des ongles. Que Christelle Reboul est une épatante Lucette; et que Marc FAYET confirme son talent et ses Molieres en créant un Bouzin qui marque l’histoire du rôle, aprés Robert Hirsh ou Christian Hecq. Pour ces trois là, il ne faut pas rater ce Fil à la Patte et avec lui les fous rires du vaudeville imaginé par Feydeau.

Un fil à la patte de Feydeau, 
avec Catherine JACOB,
Christelle REBOUL*,
Jean-Pierre MICHAËL,
Noémie ELBAZ*,
Marc FAYET,
Adèle BERNIER,
Bernard MALAKA,
Patrick CHAYRIGUÈS,
Cédric COLAS
Stéphane COTTIN, 
*en alternance

Théâtre Du Montparnasse
Les Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 20h30. Matinée le Samedi : 17h

visuel : photo officielle

Infos pratiques

Théâtre Petit Hebertot
Le Zèbre
theatre_montparnasse

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *