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Cantarella tient Salon en ouverture de l’Etrange Cargo

Cantarella tient Salon en ouverture de l’Etrange Cargo

21 mars 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Étrange, encore, toujours plus, telle est l’idée souvent très pertinente de l’autre festival de La Ménagerie de Verre : L’Etrange Cargo. En ouverture de la vingt-unième édition, Robert Cantarella a décidé de tenir salon, le Salon International de la mise en scène

Ils sont dix annoncés : Alexandre Meyer, Alexandra Rübner, Daniel Larrieu, Lionel Baier, Alexandre Doublet, Yves-Noël Genod, Leon Hernandez, Collectif l’Amas et Valerie Mrejen. Ils occupent chacun un stand à la façon du Salon du Livre ou de la FIAC. Alexandre Meyer est censé se trouver sur les gradins mais en lieu et place, un off très informel s’est mis en place. Tout est parfait donc, le In et le Off sont présents !

Qui dit Salon dit boire et manger. Chez Genod où l’on rit beaucoup le champagne cherche des flûtes, chez Lionel Baier, on grignote du chocolat (au lait) suisse (oxymore), chez Leon Hernandez on boit un délicieux rhum. La lumière reste allumée, le bar est ouvert, la circulation est totalement libre et chacun peut décider de son parcours dans cette proposition totalement démente.

L’année dernière, toujours à l’Étrange Cargo, la Ménagerie avait invité Galerie, un duo de performeurs. Adriano Wilfert Jensen et Simon Asencio sont réellement galeristes et comme le veut le métier, ils représentent des artistes, et des œuvres performatives, qu’il faut donc jouer.

Ce Salon reprend cette idée que pour exister il faut savoir se vendre. Le projet Anatomy of Melancholy de Alexandra Rübner nous ensorcelle assez. Masquée, elle nous tire les cartes d’un jeu de tarot puis nous lit une histoire sonorisée. On a également très envie de monter à bord du camion piano de Léon Hernandez, tout comme le spectacle, en début de création d’Alexandre Doublet, un Platonov très cinématographique et sans mots; semble excitant.

Robert Cantarella accompagné de Stéphane Bouquet, Philippe Gladieux et Julien Lacroix interroge ici la notion même de projet. Certains en sont à l’état embryonnaire, d’autres tués dans l’œuf. La « trajectoire » qui fascine Léon Hernandez est le fil conducteur de cette installation-performance. Comment faire vivre un spectacle avant sa création et comment le faire vivre si il n’existe pas ?

On traîne dans les allées, on discute, on profite d’apartés. C’est un vrai salon, dédié au spectacle vivant, volontiers Suisse. A découvrir jusqu’au 22 mars.

Visuels : ©Amélie Blaustein Niddam

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. amelie@toutelaculture.com

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