Danse

Le retour de Blanca Li : « Déesses et Demones »

Le retour de Blanca Li : « Déesses et Demones »

25 décembre 2015 | PAR Marie Boëda

« Déesses et Demones », le nouveau spectacle de Blanca Li au Théâtre des Champs Elysées nous arrive à la veille de Noël jusqu’au 3 janvier. Avec la danseuse étoile du Bolchoï, Marie Alexandrova, elles vont allier leur féminité pour décliner les différentes forces de la nature.

L’étoile russe de Moscou ne manque pas d’aplomb, elle s’est lancée dans une œuvre qui, a priori, casse complètement avec le répertoire du Bolchoï. Même s’il existe de nombreux ballets contemporains dansés à l’Opéra, ceux de Blanca Li ont une touche peu commune. L’environnement dans lequel a dû évoluer la danseuse pendant une heure trente sollicite l’affirmation de sa propre personnalité et légitime son statut d’étoile.

Face à elle Blanca Li, de l’école Martha Graham et Alvin Ailey. Elles dansent les mêmes mouvements mais les expriment différemment. Leur base presque opposée soulève des versions singulières pour chaque pas. L’exercice consistant à voir l’apport des différentes techniques de danse est intéressant dans le processus de cette dernière création de Blanca Li.

La mise en scène, quant à elle, est comme d’habitude dense et protéiforme. Les arrangements musicaux psychoaccoustiques  de Tao Gutierrez mélangent des airs de musique classique (La Danse Macabre de C Saint-Saëns ou Concerto n1 pour piano et orchestre de F Chopin) et des rythmes de musique de film. Envoûtante et dynamique, elle soutient les éléments scéniques basés sur des jeux de lumières. Il y avait même un hologramme pour l’une des danseuses. Leur robe virevoltante et leur silhouette longiligne effleuraient la scène comme des anges.

Beaucoup de sensualité mais pas d’affrontement dans ce face à face puissant. Parfois lisse, l’ensemble des éléments hypnotise. Une nouvelle fois, Blanca Li mène de front tous les répertoires et innove. Elle est inclassable et invite à chaque fois à découvrir un nouvel univers en coupure radicale avec ses précédents ballets, seul fil conducteur, sa vitalité.

Infos pratiques

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Marie Boëda

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