Danse
Des premières en France interprétées par le San Francisco Ballet

Des premières en France interprétées par le San Francisco Ballet

26 juillet 2014 | PAR Marie Boëda

 Vendredi 25 juillet, la veille de la clôture du festival des étés de la danse, le San Francisco Ballet a une nouvelle fois impressionné au Théâtre du Chatelet ! Au rythme fulgurant, la plus ancienne compagnie des Etats-Unis a inondé la scène de sa rigueur technique.

C’est sous une chaleur enfin estivale que se termine la 10ème édition des étés de la danse. Dix ans après sa venue en France, le San Francisco Ballet et son directeur Helgi Tomasson ont confectionné des soirées agrémentées de plusieurs ballets. Un programme qui changeait tous les soirs. Vendredi, quatre chorégraphies dont trois premières en France, étaient dévoilées sur les planches du Chatelet.


Le directeur artistique de la compagnie, Helgi Tomasson présente « The fifth season ». Duos, groupes de danseurs élancés. La « cinquième saison » inspirée de la musique autant cavalière que dramatique de Jenkins, décline un style de danse différent par tableau. De la valse bagarreuse au tango froid, interprété par une Sofiane Sylve atypique. Un trio de danseurs masculins l’accompagne, il exulte par ses sauts d’une coordination remarquable, on ne s’en lasse pas. Le majestueux tableau nommé Largo, est magnifiquement interprété par le couple de danseurs. Yuan Yuan Tan se laisse tendrement tomber dans les bras de son partenaire Damien Smith.

Les deux ballets qui suivent hypnotisent par leur rapidité. Dans « Allegro brillante », la chorégraphie de Georges Balanchine, Maria Kochetkova nous offre son talent technique et sa grâce. Il semble qu’elle ressorte de ces chorégraphies comme une des meilleures de la troupe. Avec des pirouettes maîtrisées, elle donne l’impression de dicter la musique malgré la difficulté de la danse de Balanchine et la rapidité technique que demande la dernière partie.

Rapidité aussi pour le ballet de Van Manen « Solo ». Sur la géométrie de Bach, Hansuke Yamamoto, Joseph Walsh et Gennadi Nedvigin représentent un même homme. Une belle manière de mettre les danseurs en valeur. Avec humour parfois, ils se passent le témoin avec énergie. Un ballet détonant et original dans sa forme.

Pour finir, « Within the Golden hour » de Wheeldon. C’est d’abord la musique du compositeur contemporain Ezio Bosso qui a inspiré sept tableaux. Ils apportent tous un regard différent sur la danse. Tantôt oriental ou indien, tantôt chinois. Les costumes des danseuses avec de légers strass rajoutent à l’aspect cosmopolite du ballet. La troupe flotte sur les notes de musique pour se transformer parfois en valse d’automate. Cette création brille par l’originalité et la diversité des tableaux. Le port altier et la précision chorégraphique d’Anthony Spaulding laissent rêveur.

Le spectacle ferme ses portes sur des applaudissements enjoués. Pas de déception dans le niveau de cette troupe soutenue depuis trente ans par l’Islandais Helgi Tomasson.

(c) Photos Erik Tomasson

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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