Pop / Rock

Yak : Le Concert des Rois

Yak : Le Concert des Rois

19 février 2019 | PAR Pierre Poughon

Yak nous a offert hier soir un concert improbable et génial hier soir à La Maroquinerie

Quand on parle de Yak, on parle d’un des meilleurs groupes d’Angleterre, et, donc, du monde. Le trio, révélé par leur premier album, Alas Salvation, garage noise aux tendances un tant soit peu américaines, est implanté sur la scène internationale pour de bon. Faut-il rappeler l’énergie déployée sur scène par leur charismatique leader Oli Burlsem ? On en parlera plus tard. Concentrons nous sur ce nouvel album. Absolument obnubilé, obsédé a l’idée de le finir, notre leader en a tout perdu. Jusqu’à son logement, pour finir par dormir dans sa propre voiture. Cet album, bourré de guitare saturées comme de cuivres, est une pure joie. On y retrouve de tout, de calmes ballades, comme de furieux morceaux. Précédé de trois singles qui montraient le virage affirmé pris par Oli Burlsem, Pursuit of Momentary Happiness est juste parfait. Y’a vraiment pas d’autres mots. On a beau chercher le moindre défaut, la petite bête, mais non. L’album est clean de Bellyache à This House has no Living Room. Les mots manquent, mais l’énergie est en puissance, accompagnée de textes poignants, criants de vérité et absolument justes. Ils ont tué le game du rock anglais dès le début de l’année. Y’à que FIDLAR, de l’autre côté de l’Atlantique, pour rivaliser, mais on en reparlera, là aussi.

Derrière deux premières parties (j’ai réussi à loupé Holwin Jaws et presque tout Schizophrenics (du peu que j’ai vu c’était génial) à mon grand regret, mais j’avais un état des lieux c’était chiant), voici les trois anglais s’avancer. Ce qui suit reste à la hauteur de leur image. Du garage incroyable, un set de folie, sans pause, juste du pur rock et de la pure énergie. Y’à pas à dire, le trio gère. Oli (encore lui) est déchaîné, faisant des allé-retour entre la scène et le public, criant ses paroles à l’aide parfois d’un mégaphone. Le public est pris dans le jeu, dès les premières notes, pour retourner cette sorte d’adulation envers le leader si charismatique. Entrecoupé de quelques balades, nécessaires à la fosse déchaînée pour reprendre du souffle et un peu d’esprit, le set est complet, ravageur, efficace, tout ce que l’on pourrait espérer de Yak. Pour le Encore, on a même eu le droit à, d’un éclair de génie, Oli nous lancer un « let’s take this outside ». Voici toute la Maroquinerie, vidée en moins d’une seconde, se retrouver à la terrasse/cour intérieure du bar. Perché sur une table, accompagné de son batteur jouant sur un tom, on a eu l’occasion d’assister à un encore loufoque, sans vraiment de son. On entendait pas grand chose, mais en soit c’est pas grave, l’idée et le concept était génial, et donnait une dernière note improbable à un concert qui l’était déjà.

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Pierre Poughon

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