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[Live report] Ben L’Oncle Soul enthousiasme le Barrière Enghien Jazz Festival

[Live report] Ben L’Oncle Soul enthousiasme le Barrière Enghien Jazz Festival

26 juin 2014 | PAR Marie Charlotte Mallard

Ce mercredi s’ouvrait la 15e édition du Barrière Enghien Jazz Festival. Désireux de s’ étendre au maximum, le festival porte ainsi sur scène tout artiste réclamant une influence jazz et soul.  Après le succès de son concert sur la scène flottante du lac en 2010, Ben l’Oncle Soul revenait hier soir pour ouvrir 5 jours de festivité et présenter son prochain album, A coup de Rêve.

En première partie nous était présenté les Souls Rebels, brass band vitaminé purement ancré dans la tradition de la fanfare jazz louisianaise. Composé de huit musiciens à l’énergie débordante, le groupe s’inscrit d’apparence dans les us funky et jazzy de la Nouvelle-Orléans. Néanmoins, loin de rester figés dans les ors passés, les musiciens intègrent à leur swing éléments Hip-Hop et R&B, témoins d’un éclectisme débordant. Un  éclectisme qui les a d’ailleurs conduit à partager la scène tant avec les plus grands noms du jazz tel Bootsy Colins, James Brown, Jimmy Page ou Maceo Parker, mais également avec Metallica, Green Days, Kanye West, Arcade Fire pour ne citer qu’eux. Ainsi, glissements de styles et de genres, cuivres claironnants, rythmes syncopés et chorus endiablés, autant que rap maîtrisé, firent bouger et danser le public habituellement frileux du théâtre du Casino. En une petite demi-heure de prestation, les Soul Rebels, enflammèrent littéralement la salle. Une pétillante, ardente, et revigorante mise en bouche qui plaçait déjà la soirée sous les meilleurs auspices.

Après l’entracte place au très attendu Ben L’Oncle Soul venu présenter son prochain album dont la sortie est prévue pour fin aout, et accompagné sur scène du groupe de Soul/ Funk californiens Monophonics. Depuis Soul Wash, le chanteur n’en finit plus de faire vibrer le public de sa vague sixties. Ménageant le suspense, il se fait attendre laissant aux Monophonics le soin de booster le public avant d’entrer enfin sur scène. C’est par un titre en anglais Lose it que débutera le concert, voix érayé, influences funk qu’exacerbent la prestation live, on retrouve ainsi le musicien plus affirmé que jamais et l’on sent d’ores et déjà que années de tournées, rencontres musicales et préparation d’un second album ont forgé son charisme. Enchaînant ce premier extrait avec Soulman son titre phare, il déclenche ainsi l’euphorie et le déhanchement de la foule. Néanmoins si la musique nous ravit toujours autant l’on est gêné par le mimétisme corporel tout droit emprunté à un Ray Charles ou Steevie Wonder. Caché derrière une paire de lunettes noires, la ressemblance est tellement frappante qu’on se demande si le chanteur n’aurait pas lui aussi perdu la vue ! Dans la même veine viendra ensuite Petite sœur, ses premières improvisations vocales et jeux avec le public très réceptif.  Ben l’Oncle Soul déroulera les titres de son premier album et passera des influences d’Amy Winehouse, Boy George, au R&B de Elle me dit.

Walk the line sera le premier titre issu du nouvel opus que le Soulman dévoilera au public le 25 août prochain. Solennel, nostalgique, l’on y perçoit très vite la cadence reggae en arrière-plan du groove et de la soul. Une nuance qu’il utilisera pour dériver vers une reprise jazzy de Tree Little Bird de Bob Marley. Sans s’arrêter, il enchaînera avec un titre à la fois rock et Gospel, A coup de rêve du nom de son prochain album. Un titre dont les influences gospels ne se limitent pas qu’à la musique, le discours éminemment positif et combatif tend à rappeler également les messages portés par ces chants religieux. Une influence que l’on retrouvera une nouvelle fois dans le titre Hallelujah qu’il interprétera un peu plus tard. Fort de son expérience, d’avoir réussi à réaliser ses rêves, à se réaliser, le chanteur revient aux sources, vers le gospel ou il a débuté, pour partager son ressenti. S’il adresse un message convenu et quelque part attendu après le succès connu par Soulwash, la réaction du public, reprenant à sa suite les refrains, montre que la recette marche et touche. Parmi les nouveaux titres il y aura Carry me, douce et jolie ballade en hommage à Ottis Redding qui malheureusement, en fin de concert, tend à amollir quelque peu le spectateur. Après une première sortie, Ben l’Oncle Soul délivrera un long rappel ou se mélangeront et s’exalteront les inspirations, tantôt rockabilly sixties tantôt funk seventies. Il terminera par un moment d’harmonie et de spiritualité avec le public autour d’un refrain bienveillant et unificateur.

Toute la programmation du Barrière Enghien Jazz Festival ICI.

Visuels: © Barrière Enghien Jazz Festival

Infos pratiques

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Marie Charlotte Mallard
Titulaire d’un Master II de Littérature Française à la Sorbonne (Paris IV), d’un Prix de Perfectionnement de Hautbois et d’une Médaille d’Or de Musique de Chambre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Cergy-Pontoise, Marie-Charlotte Mallard s’exerce pendant deux ans au micro d’IDFM Radio avant de rejoindre la rédaction de Toute la Culture en Janvier 2012. Forte de ses compétences littéraires et de son oreille de musicienne elle écrit principalement en musique classique et littérature. Néanmoins, ses goûts musicaux l’amènent également à écrire sur le rock et la variété.

4 thoughts on “[Live report] Ben L’Oncle Soul enthousiasme le Barrière Enghien Jazz Festival”

Commentaire(s)

  • Durand

    « Caché derrière une paire de lunetteS noirES, la ressemblance est tellement frappante qu’on se demande si le chanteur n’aurait pas lui aussi perdu la vue ! « ….ah là là …Marie Charlotte…..il faut vraiment que vous cherchiez la petite bête …jusqu’à être négative !! perdre la vue ..sympa pour lui..pff….pour un chanteur ce qui priment c la musique, les paroles l’interprétation….comme si ce look devenait choquant !! Je pense qu’il y a vraiment bcp + déjantés dans ce domaine ….Une Fan

    juin 28, 2014 at 15 h 49 min
  • Bernard de Blois

    Cette musique m’a pris alors que j’avais 14 ans et à 61, je retrouve la musique que j’aime avec je ne peux me passer de toi !

    juin 28, 2014 at 17 h 24 min
  • Calou

    J’étais à ce concert au casino d’Enghien et effectivement Ben l’Oncle Soul nous a littéralement fait voyager à travers toutes ces influences musicales! Pour répondre a Mlle Durand, il est vrai que par moment Ben en faisait légèrement trop… Comparé a ses premiers spectacles on pourrait croire qu’il c’est « américanisé ». Si au niveau de la musique le rendu est génial, au niveau des mimiques il tendais parfois a en faire trop, il perdait ce naturel qui lui va si bien! ^^ Un peu comme lorsqu’un comédien surjoue son rôle. Bref Ben l’Oncle Soul m’a offert quand même un super moment, une envie de swinguer bien après la fin du concert!

    juin 28, 2014 at 17 h 32 min
  • Durand

    Calou vous ne me répondez pas car ma remarque envers la personne qui a écrit ce texte portait sur des lunettes noires etc…auxquelles était fait allusion…et vous vous parlez d’en faire trop…trop quoi…américanisé ? on se demande tjrs sur quoi les gens se basent pour avancer tout ça ?

    juin 29, 2014 at 0 h 28 min

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