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[Live report] L’époustouflant Raphael Gualazzi au festival Jazz St Germain

[Live report] L’époustouflant Raphael Gualazzi au festival Jazz St Germain

30 mai 2013 | PAR Marie Boëda

Raphael Gualazzi était mardi 28 mai en concert dans le cadre du festival Jazz St Germain à la Maison des Cultures du monde. Matthieu Boré ouvre le concert. Un concert rythmé et pêchu qui nous rappelle l’inventivité que le jazz suscite encore.

boreLa première partie du concert, assurée par le musicien et chanteur Matthieu Boré accompagné de ses musiciens a gagné le pari de chauffer la salle comme il se doit. Une contrebassiste surprenante, un guitariste et un batteur à l’agilité certaine ; voilà un quartet qui associe rhythm’n’blues et soul à la joie communicative, porté par Matthieu Boré à la fois drôle et timide sur scène. Entre reprises de morceaux mythiques et compositions personnelles, il plonge dans l’univers du jazz, le fait revivre en prenant un plaisir évident transmis à toute la salle.


Après une courte pause, Raphael Gualazzi fait son entrée. Entouré d’une kyrielle de musiciens, les cuivres sont représentés par une clarinette, un saxophone, une trompette et un trombone ; une contrebasse, un banjo, une guitare, un ukulélé et des percussions sont aussi de mise. Raphael Gualazzi est accompagné de trois choristes envoûtantes aux voix profondes et charnues qui rappellent le groupe de musique The Supremes. Elles donnent le rythme et se balancent au son de la « swing mélodie ». Difficile de cataloguer Raphael Gualazzi dans un style de musique bien précis. Il peut facilement se revendiquer du jazz, mais entre des notes au rythme groove on détecte aussi bien des accents pop, classiques, blues mais aussi des airs de chansons italiennes qui dévoilent l’éclectisme du musicien. Lorsqu’il susurre en italien des morceaux comme Un Mare In Luce, tel un crooner des temps modernes, on ne peut s’empêcher de penser au ténébreux Paolo Conte.

Raphael GUALAZZI - Album coverPorté par un talent indéniable, le pianiste aux doigts élastiques a un timbre de voix totalement insoupçonnable, pouvant glisser du grave aux aigus sans difficulté. Il nous laisse rêveur comme dans « Reality and fantasy », ou « Don’t call my name », aux inflexions vocales tantôt frêles tantôt rauques. Il est escorté par le son si chaleureux, parfois étouffé, de la trompette et du trombone qui colore l’ambiance d’une touche si particulière chère aux thèmes du jazz. Après presque 2 heures de concert, la dernière chanson succédant à un deuxième rappel, nommée « I’am tired » est une douce manière de signifier qu’il était temps de se séparer. Raphael Gualazzi a sorti un nouvel album en 2013 : Happy Mistake et nous a fait profiter de quelques morceaux. Encore une fois ce nouvel opus sert un musicien touche à tout et qui n’hésite pas à innover en s’associant à des artistes d’univers différents.

Joie, folie, humour et sensualité vont de pair avec la virtuosité d’un jeune artiste qui n’a pas fini de grimper. Le public français en est fan, on ne peut pas le lui reprocher. En attendant, il sera en concert le 5 juillet à Montauban et le 11 juillet à Nice.

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