Musique

[Interview] « Les artistes considèrent le Fnac Live au même titre que les festivals les plus référents »

[Interview] « Les artistes considèrent le Fnac Live au même titre que les festivals les plus référents »

01 juillet 2015 | PAR Bastien Stisi

Benoit Brayer co-programme le Fnac Live avec Nicolas Preschey depuis la première édition du festival en 2011. D’abord créé afin de donner une autonomie et un souffle nouveau à un événement initialement lié à Paris-Plage, le festival est parvenu, en quatre ans, à s’imposer comme l’un des événements musicaux  marquants du début de l’année parisien. Toujours gratuit et toujours proposé en plein cœur de Paris (sur le parvis de l’Hôtel de Ville), le Fnac Live invite cette année, du 15 au 18 juillet, curieux et mélomanes à assister aux lives de Nekfeu, Mika, Django Django, Christine and the Queens, Rone, Dominique A, The Shoes, Oscar and the Wolf, Baxter Dury, Jeanne Added, Ibeyi…

De l’intérieur, quelle différence peut-on voir entre cette édition 2015 et la première édition du festival Fnac live de 2012 ?

Benoit Brayer : Les fondamentaux demeurent : construire des soirées avec des artistes émergents et des artistes confirmés, proposer des talents francophones et internationaux, couvrir le maximum de genres musicaux, offrir la meilleure expérience de live à un public constitué à la fois de spécialistes et d’amateurs. Bref, faire ce que la Fnac sait faire de mieux en matière de prescription.

Ce qui a changé, c’est le niveau de programmation qui a atteint en 5 ans un stade inédit : les artistes et les producteurs nous font désormais confiance et considèrent le Fnac Live au même titre que les festivals les plus référents. C’est, avec la fréquentation qui a atteint plus de 100.000 spectateurs en 2014, la meilleure des récompenses à nos yeux.

Pourquoi avoir choisi d’implanter le festival sur le Parvis de l’Hôtel de Ville ?

B. B.  : Lorsqu’on a la chance de pouvoir proposer une telle programmation musicale au cœur même de la ville, pour atteindre le plus grand nombre dans un écrin aussi prestigieux et magique que celui du parvis de l’Hôtel de Ville, il serait absurde de s’en priver !

Le Fnac Live est-il le rendez-vous de ceux qui trouvent l’occasion de voir gratuitement un artiste qu’ils ne pourront voir en festival cet été, ou plutôt celui des badauds qui laissent le hasard les surprendre ?

B. B.  : J’ai la conviction qu’on n’a pas affaire à un public de badauds. Depuis la 1ère édition, je constate que le public est constitué de curieux et d’amateurs qui viennent au rendez-vous avec passion et en toute connaissance de la programmation. Ceci dit, nous aimons leur donner à découvrir de nouveaux artistes qui nous ont séduits et laisser la magie du hasard des rencontres se produire…

Proposer des artistes à un public aussi incertain peut évidemment être périlleux. Y a-t-il ainsi une volonté de trouver le juste milieu entre une programmation pointue et une programmation suffisamment grand public pour parler au plus grand nombre ?

B. B.  : Oui c’est périlleux mais c’est excitant. C’est tout le sel d’un tel exercice. La Fnac a ce savoir-faire de disquaire et de prescription, nous en sommes un des prolongements.

D’un point de vue personnel, quels noms considérez-vous qu’il sera essentiel de ne pas manquer cette année ? (merci de ne pas répondre « tous nos artistes méritent d’être découverts… »)

B. B.  : Chaque soir nous proposons des coups de cœur disséminés au cours des 4 soirées. Je pourrais vous parler ainsi d’Oscar and The Wolf et de Jeanne Added qui nous ont particulièrement enthousiasmés. Il ne faut pas rater non plus ALA.NI qui a littéralement enchanté notre hiver avec un charme et un talent absolument phénoménaux. Nekfeu devrait également faire sensation, mais je vous invite à ne pas rater la soirée spéciale que nous dédions au label indépendant français Because le 16 juillet, avec une affiche exclusivement à leurs couleurs : Minuit, Selah Sue, Django Django et Christine and the Queens. C’est important pour la Fnac d’être aux côtés des labels indépendants comme Because qui contribuent si activement à la richesse de notre scène musicale.

Pour la troisième année consécutive, le Fnac Live prend également ses quartiers, sur la Scène du Salon, plus confidentielle et moins visible que la Grande Scène du parvis…

B. B.  : Le live en plein air est un exercice qui ne peut pas convenir à tous les artistes et à tous les répertoires, et il nous est apparu assez rapidement qu’un lieu permettant des performances plus intimes permettrait une complémentarité de programmation que nous appelions de nos vœux. La Mairie de Paris a compris cette démarche et nous a permis de créer une seconde scène dans ses salons de réception. C’est formidable de travailler avec des partenaires aussi ouverts et aussi attachés à la diffusion de la culture.

Juillet 2016, parvis de l’Hôtel de Ville, rendez-vous est pris ?

B. B.  : Plutôt deux fois qu’une !

Le Fnac Live, du 15 au 18 juillet. La programmation complète est à retrouver par ici.

Visuel : (c) DR

Infos pratiques

Le Monde
Théâtre de l’Oulle
Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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