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[Live report] Days off, Yael Naïm et Aloe Blacc font danser et virevolter Pleyel

[Live report] Days off, Yael Naïm et Aloe Blacc font danser et virevolter Pleyel

05 juillet 2013 | PAR Marie Charlotte Mallard

Ce Jeudi le festival Days off accueillait Yael Naim et David Donatien accompagnés d’un trio déjanté,  survitaminé: les 3somesister ainsi que d’une petite fanfare de cuivre. Egalement au programme de la soirée, le soulman Aloe Blacc que le titre  « I Need a Dollars » avait propulsé sur le devant de la scène en 2010. Si Yael Naim avait su mettre l’ambiance en première partie, Aloe Blacc a littéralement embrasé la Salle Pleyel.

2013-07-04 21.19.57Yael Naim et David Donatien profitaient ce soir de l’écrin de la salle Pleyel pour présenter leur projet, Dreamy Voices For Twisted Recreation, visant à mettre d’autant plus la voix au centre de leur univers artistique. Donnant à entendre anciens et nouveaux titres, ils nous ont offert moments oniriques autant que récréations toniques soutenus par le trio de choc qu’incarne les 3somesisters. Composé de trois créatures féminines lunaires aux tenues clinquantes et aux perruques imposantes inspirées des années disco sous lesquelles se cachent une fille, Sophie Fustec et deux garçons, Bastien Picot et Florent Maeto, ce trio ne manqua pas d’ajouter piquant et humour sur scène.

Alors que l’agitation règne toujours dans la salle qui peine à s’installer en temps et en heure, les lumières s’éteignent et Yael et ses musiciens entrent sur scène dans le noir complet, les projecteurs éclairant les voix au fur et à mesure de leurs interventions. Le concert débute par le titre « Gone to a river » façon soul, blues pour devenir ensuite de plus en plus rythmé et paré d’accents rock qui embarquent le public.  La belle se met ensuite au piano, le projecteur uniquement braqué sur elle nous plonge dans une ambiance cabaret pour l’interprétation de « My Dreams ». La musique est aérienne et solaire et revêt quelques influences hébraïques. Le troisième titre voit une fanfare entrer sur scène pour conférer à son univers un côté d’autant plus populaire et convivial, mais également dégager une ambiance Jazzy façon bigband qui amènera un grain de folie festif supplémentaire sur la scène comme dans la salle.

La voix étant au cœur de ce projet, Yael Naim et ses complices nous donnèrent à entendre à la fois toute l’étendue de leur talent mais surtout de leur vocalité, passant des timbres opératiques aux tonalités plus gospels en un tour de main, du blues américain sombre et profond, à une pop dynamique aux tendances hispaniques autant que Klezmer. Ainsi, le jeu sur la performance et la multiplicité vocale devient une véritable fête un peu folle et pleine de couleur. On verra d’ailleurs Yael virevolter, danser de tous les côtés, se débarrasser d’un coup de pied de ses chaussures pour mieux pouvoir sauter. Les 3somesisters quant à elles n’auront de cesse de jouer et de s’amuser, venant au piano pour couper la chanteuse et marteler le clavier à sa place. Moment fort du concert, l’interprétation de « She was a  Boy » dédiée au 3somesister qui en profitèrent pour défiler autour des musiciens mais surtout le dernier titre qui verra Yael et son trio fantastique descendre de scène et passer dans les rangs pour faire lever et danser le public. Rappelée la belle interprétera le titre qui l’a rendue célèbre « New Soul », ambiance napolitaine, rythmiques accélérés,  condensé de fraîcheur et de simplicité, de bonne humeur que l’on se plait à voir et à entendre. Un joli moment partagé qui conquit le public.

 

2013-07-04 22.37.22Après l’entracte venait ensuite Aloe Blacc, artiste très attendu ce soir à entendre les cris du public. Alors que la salle se plonge à peine dans l’obscurité, hurlements et applaudissements retentissent allègrement. Les quelques notes de son tube entonnées par les guitares de ses musiciens achèvent de faire monter l’impatience des spectateurs qui se déchaînent déjà avant même l’arrivée d’Aloe. Il débute le concert par un titre funk sur lequel le public commence à se déhancher puis enchaîne dans la foulée par un autre, ambiance Jackson Five qui embrase  le public. S’ensuivra un morceau plus posé, style Gospel qui ravira les amoureux, nombreux à se jeter de douces œillades et s’accoler encore plus l’un à l’autre. Puis le chanteur redynamisera l’ambiance avec une funk masculine, détonante et légèrement rock, qui ne manquera pas de faire lever l’ensemble de la salle, euphorique et désireuse de danser.

Il achèvera de séduire celle-ci  avec le titre « You make me smile », jazz éclatant tendance lover lors duquel Aloe Blacc déploya toute la virtuosité vocale qu’il possède passant avec une aisance folle vers les notes les plus aigues, les faisant swinguer, résonner avec une facilité déconcertante, d’autant qu’en véritable showman le chanteur ne cesse de danser, de tournoyer et d’enchaîner les pirouettes en tout genre. Au gré de la funk colorée et vintage qu’il propose, l’auditoire frappe en rythme dans les mains et se déhanche de plus en plus, investissant les allées de  Pleyel. Le premier balcon où nous étions placés se vide d’ailleurs peu à peu pour aller rejoindre la foule dansante s’accumulant devant la scène. Ce soir Aloe Blacc de son énergie débordante et communicative, de sa joie d’être en ce lieu, de sa voix claire et non moins puissante, fit bouger la salle plus que de mesure.

Il achèvera son concert avec son tube «  I Need A Dollar » reboosté de rythmiques jazzy syncopées à souhait, qui mettront le feu et rendront l’auditoire d’autant plus fou. Après tel succès et telle ambiance, comme on pouvait s’en douter, le public ne pouvait que le rappeler pour assouvir sa soif de festivités à peine rassasiée. Une jolie programmation donc pour cette soirée incroyablement revigorante, fraîche et aérienne.

(c) visuels: Marie-Charlotte Mallard

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