Fictions

« L’Eveil », triangle amoureux sur fond d’expatriation

« L’Eveil », triangle amoureux sur fond d’expatriation

14 août 2016 | PAR La Rédaction

Line Papin, toute jeune écrivain, publie son premier roman chez Stock, dans lequel elle évoque les souffrances amoureuses et la vie quotidienne d’expatriés à Hanoï.

[rating=3]

 

A Hanoï, la jeune Juliet, fille de l’ambassadeur australien, tombe amoureuse d’un homme plus âgé qu’elle dont on ne saura jamais le nom. L’éveil, c’est alors la naissance de nouveaux désirs et de sentiments auparavant inconnus pour un homme d’une classe sociale différente. L’homme, lui aussi expatrié, n’éprouve cependant aucun sentiment amoureux pour Juliet : obsédé par Laura, une femme qu’il a rencontré lorsqu’il était serveur à l’Ermitage, l’expatrié français va peu à peu se détourner de Juliet pour se consacrer à la passion douloureuse qu’il nourrit pour cette femme à la beauté parfaite. Raphaël, ami de l’homme, assiste en tant que spectateur et confident à ces liaisons.

 

Le roman alterne à chaque chapitre les deux points de vue de l’homme et de Juliet. Alors que le premier ne comprend pas ce que cette jeune fille lui trouve, Juliet décrit les questionnements liés à un amour naissant et univoque. Les deux narrateurs livrent une description intéressante de la ville d’Hanoï  du point de vue d’expatriés : ces derniers se mélangent peu au reste de la population et fréquentent inlassablement les mêmes lieux. La population d’expatriés n’est pas non plus homogène puisque Juliet représente la bourgeoisie alors que l’homme appartient à la classe moyenne, ayant fui la France pour changer d’air.

 

On peut bien sûr, à la lecture de ce premier roman, penser à Marguerite Duras : la naissance de la passion amoureuse, l’expatriation, l’Asie du Sud-Est. Le style du roman est d’ailleurs très travaillé (phrases plutôt longues, présences de didascalies dans les dialogues…), ce qui conduit à certaines longueurs. Mais pour un premier roman, c’est assurément une réussite.

 

Line Papin, L’Eveil, Editions Stock, 256 pages, 18,50€. Date de parution : 24 août 2016

 

Julien Coquet

« Le Grand Jeu » de Céline Minard : Manuel de survie en milieu hostile
Gerard Petrus Fieret au Bal : la fureur d’un affranchi amoureux
La Rédaction

One thought on “« L’Eveil », triangle amoureux sur fond d’expatriation”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *