Essais

L’homme à la clé d’or

L’homme à la clé d’or

29 avril 2015 | PAR Jean-Paul Fourmont


Les éditions les belles lettres publient une autobiographie de l’écrivain Anglais G. K. Chesterton, traduit, par Maurice Beerblock.

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DEUX LIVRES EN UN

C’est un ouvrage spécial de Chesterton, sur Chesterton.
Il avait au départ refusé d’écrire un tel libre, puis il a accepté.
Cette autobiographie a été achevée, quelques semaines avant sa mort, en 1936.

UN ÉCRIVAIN MODESTE ET TOUCHANT
Ce livre a été écrit sous l’impulsion de sa secrétaire, qui sentait l’écrivain, très fatigué, et sans doute proche de sa fin de vie.
Chesterton indique dans un chapitre :
« J’ai dit souvent que le récit de ma vie devrait consister en une série de contes.., sauf que les miens seraient plutôt de remarquables exemples de l’absence d’observation. »
Il y a dans ce livre très peu de faits proprement biographiques, et presque tous les faits qui s’y trouvent sont inexacts.
Il préfère toujours l’humour à la méchanceté.
Par exemple, il dit :
« Le principal reproche que l’on puisse faire à une querelle, c’est peut-être qu’elle interrompt une discussion », plus loin il poursuit :
« Il faut atteindre à sa conclusion dans une forme convenable ».
Beaucoup de choses sont dites, avec légèreté, et nuance dans ce livre.
Par exemple, l’auteur évoque le « Père Brown », un prêtre qui faisait des enquêtes policières.
Selon l’auteur, le trait de ce prêtre catholique, était de manquer d’accent, ou on pourrait dire que sa qualité la plus ostensible était de ne pas être ostensible.

L’auteur qui s’est converti à la religion catholique, indique qu’il s’est converti, pour se débarrasser de ses pêchés.
Les intitulés des chapitres, donnent une idée de l’esprit de l’auteur :
Art d’être cancre
Art d’être loufoque
Amitiés et Escapades
Témoignage par oui dire

Cet ouvrage, permet de mieux cerner, Chesterton, et aussi grâce aux renvois en bas de page.
Il est possible de découvrir la société anglaise de cette époque, sous tous ces aspects.
Pour finir Chesterton indique :
« La moitié de tous les malentendus dont l’homme moderne est si souvent victime viennent de ce qu’on le forme à comprendre des langues étrangères, et à se méprendre sur l’étranger. Le voyageur voit ce qu’il voit ; le touriste voit ce qu’il est venu pour voir »
Tout ceci résume, la philosophie de ce merveilleux écrivain, qu’est G.K.Chesterton.

L’homme à la clef d’or, G.K.CHESTERTON, éditions des belles lettres, janvier 2015,448 pages, 14,90 euros.

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Jean-Paul Fourmont
Jean-Paul Fourmont est avocat (DEA de droit des affaires). Il se passionne pour la culture, les livres, les gens et l'humanité. Contact : [email protected]

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