Cinema

Hitchcock superstar à la Philharmonie : Psychose et Vertigo Ciné concert

Hitchcock superstar à la Philharmonie : Psychose et Vertigo Ciné concert

05 février 2018 | PAR La Rédaction

Dans de magnifiques copies restaurées, la Philharmonie de Paris proposait deux ciné concerts de Psycho et Vertigo, les Chefs d’œuvres d’Alfred Hitchcock, avec l’orchestre en Live jouant les cultissimes musiques de Bernard Hermann, dans un bel éclairage bleuté devant l’écran géant.

Psychose
Si le film est devenu culte, du motel inquiétant à la fameuse scène de la douche où Hitchcock fait mourir son héroïne à la moitié du parcours, jusqu’au visage psychotique d’Anthony Perkins, il faut rappeler que la partition de Bernard Hermann, le compositeur attitré du maître, est révolutionnaire elle aussi et a apporté au compositeur sa renommée mondiale.

La musique de Psychose fut l’une une des seules bandes originales entièrement écrite pour orchestre à cordes.

Un choix unique qui invente et symbolise à lui seul la partition du film à suspense. Ce savant mélange d’effroi et de romantisme torturé, ces enchaînements harmoniques provoquant l’angoisse dès la première écoute, nous laissant l’impression que l’on va entendre les stridentes notes des violons la prochaine fois que l’on va aller prendre sa douche.

L’Interprétation de l’orchestre Britten Sinfonia était impeccable sous la direction de Ernst van Tiel, qui soulignait chaque détail de l’orchestration de Bernard Hermann qui utilise ici tous les modes de jeu des cordes : pizzicato, trémolos, sul ponticello, arco a l’arrachée, harmoniques…

Vertigo
Avec Vertigo, Bernard Hermann à écrit pour le maître du suspense certainement sa plus belle Partition, d’un romantisme exacerbé, d’un lyrisme déchirant, où les turbulences de sa musique rejoignent la quête obsessionnelle du héros James Stewart, à la recherche du fantôme de son passé et de son histoire d’amour fou.

Dans cette histoire pétrie de symboles et de non-dits, la musique agit comme dans les opéras de Wagner, utilisant le système des leitmotiv, autant pour les personnages, que pour les états psychiques.

En effet, la musique du prélude du film suffit à générer une crise d’angoisse et une sensation d’étouffement unique.

Tel Wagner, Hermann utilisé ici un orchestre puissant, avec des cuivres noirs et écrasants, Les fameuses cinq clarinettes du motif de l’enquête, et l’épaisse et romantique section de cordes mêlant lyrisme et angoisse.

Ce fut une expérience charnelle que d’entendre ces deux musiques aux styles si différents interprétées live par un si bel orchestre, qui va nous faire passer nos nuits avec la musique de Bernard Hermann en tête pour longtemps.

visuels : Pris sur place (c) la Rédaction

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