Cinema
Festival du Film Francophone d’Angoulême 2017, dernier jour : Clap de fin et récompenses méritées

Festival du Film Francophone d’Angoulême 2017, dernier jour : Clap de fin et récompenses méritées

29 août 2017 | PAR Sylvain Lefèvre

Un dimanche pas comme les autres à Angoulême. Sous de très fortes chaleurs qui ont viré à quelques gouttes d’orage en fin de journée, le festival a remisé ses stars et ses paillettes. Petit bilan et retour sur la cérémonie de clôture.

Un dixième anniversaire ne pouvait passer inaperçu, le FFA n’a pas échappé à la règle. Il y eût les inquiétudes : le festival serait-il en train de se métamorphoser en un Cannes bis en accentuant considérablement la distance entre public et invités lors de l’épisode Depardieu-Deneuve. Il y eût des surprises comme cette visite presque impromptue de François Hollande le jour de l’ouverture. Il y eût des déceptions face à un jury retranché loin des regards et du public et un président « venu pour travailler, pas pour faire des selfies ».

Mais le festival amena aussi son lot de bons voire très bons moments. A tout seigneur, tout honneur, une fois encore il faut saluer la programmation de très haute-volée de Dominique Besnehard et Marie-France Brière. Éclectique en diable, elle distillait quelques pépites dont les plus brillantes viendraient illuminer la cérémonie de clôture. Côté public, la venue de l’équipe du dernier Toledano et Nakkache ô combien disponible aura fait oublier les déceptions des jours passés. La venue dimanche de quelques anciens présidents du festival dont Nathalie Baye sera la cerise sur le gateau. Du côté du festival, même si on déplore quelques soucis d’organisation, on ne peut que se féliciter d’une affluence toujours au beau fixe. Reste à espérer que l’espoir de Dominique Besnehard de voir le théâtre ouvert comme site de projection durant toute la durée des prochains festivals soit satisfaite, cela permettrait d’éviter de longues attentes parfois vaines sous un soleil de plomb.

Dernier temps fort de cette dixième édition, la cérémonie de clôture tenait elle aussi ses promesses. Déjà par le choix des deux films les plus récompensés – « Une famille syrienne » et « Petit paysan » – mais aussi par les réactions observées. Difficile de ne pas être touché par Hiam Abbass – Valois de la meilleure actrice – qui dédie son prix aux victimes de la guerre. Comment ne pas se féliciter de voir Marc Charuel recevoir des mains de John Malkovich un Valois de Diamant pour son premier film. En marge de la compétition, on se réjouit aussi de la qualité du film « Le sens de la fête » du duo Eric Tolédano et Olivier Nakache, les mêmes qui en 2011 avaient présenté « Intouchables » à Angoulême avec le succès qui s’ensuivit.
visuel : affiche

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Sylvain Lefèvre

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