Cinema

[BERLINALE] On Body and Soul : drôle, onirique et poétique

[BERLINALE] On Body and Soul : drôle, onirique et poétique

11 février 2017 | PAR William Meignan

[rating=4]

Avec On Body and Soul (Teströl és Lélekröl) de la réalisatrice hongroise Ildikó Enyed, la 67ème Berlinale tient le premier film d’auteur qui justifie son statut si particulier dans le monde du cinema.

 

 

La cinéaste, ancien membre du jury de la Berlinale et réalisatrice reconnue en Hongrie et à l’international (My 20th Century, 1989) présente un film poétique et contemplatif d’une beauté absolue. Elle ne se contente pas d’explorer les liens entre le corps et l’âme mais traite aussi d’une problématique quotidienne : comment tisser des liens avec nos pairs ?

L’histoire se déroule au sein d’une usine d’abattage de bœuf à Budapest. Endre, le directeur financier de l’entreprise, incarné à merveille par Géza Morcsányi, est un homme seul et mystérieux. Mária, jeune femme maladivement renfermée, pour qui la moindre relation social est une épreuve sans merci, fait son entrée dans l’entreprise. Rapidement, une très étrange histoire d’amour va commencer entre ces deux personnages, dans la réalité et dans leurs rêves partagés. Entre malaise et incompréhension, chacune de leur rencontre va être le théâtre cruel et magnifique de leurs peurs mais surtout de leur infini désir d’aimer, d’être aimé.

Grace à une photographie splendide, des métaphores très fines et une mise en scène sans fautes, la réalisatrice hongroise nous offre un film poétique et drôle qui célèbre la beauté de la nature et des hommes.

C’est notre premier coup de cœur du festival.

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William Meignan

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