Salons

ART CAPITAL : la 226ème édition du Salon des Artistes Français fait entrer la gastronomie dans son cercle

ART CAPITAL : la 226ème édition du Salon des Artistes Français fait entrer la gastronomie dans son cercle

25 novembre 2015 | PAR Araso

Art Capital investit comme chaque année la Nef du Grand Palais et présente le travail de plus de 600 artistes contemporains dans les domaines de la peinture, la gravure, la sculpture, la photographie, l’architecture et pour la première fois cette année, de la gastronomie, représentée par 4 Meilleurs Ouvriers de France, Pâtissiers et Chocolatiers. Sous la nef imaginée par l’architecte Henri Deglane, lui-même sociétaire des Artistes Français, cette édition s’ouvre sous le signe affirmé de l’éclectisme et de la diversité. 

[rating=3]

Martine Delaleuf, présidente du Salon des Artistes Français, organisateur d’Art Capital, insiste sur le caractère direct et diversifié du salon : « Nous ne travaillons pas avec des galeries, mais avec des artistes qui vendent leur travail en direct aux collectionneurs et au grand public » explique-t-elle. « Notre objectif est de montrer le meilleur de toutes les tendances de l’art contemporain et que chaque courant soit représenté, du plus abstrait au plus figuratif« . Les œuvres présentées sont choisies par un jury élu tous les 3 ans par les sociétaires.

Cette année, Art Capital met en lumière la gastronomie en tant qu’art éphémère, et plus précisément le chocolat. Marc Rivière et Bastien Girard de la maison Potel et Chabot ont imaginé une reproduction en chocolat d’une partie de l’architecture du Grand Palais, à savoir ses imposants piliers de fonte. Jean-Paul Hévin, Meilleur Ouvrier de France, expose une Compression de Stiletto en chocolat, en collaboration avec le magazine de mode du même nom. Les frontières ténues entre la mode, l’art et l’artisanat se franchissent à grandes enjambées, les artisans s’unissent et nourrissent leur travail de leurs créativités mutuelles.

La peinture occupe la majeure partie du salon avec 412 artistes, foisonne de techniques et de couleurs, démultipliant les sujets et leurs inspirations. Tandis que la peintre Berg explore l’univers ouaté d’une enfance teintée d’angoisses, Yves Cortay travaille l’intimité et la sexualité du couple sur fond de guerilla urbaine. Les visages sont troubles, masqués, éteints (Christophe Beraet, Francis Bellanger, Rémy Lejeune), sombres et gigantesques (Rémi Planche, Médaille de Bronze 2014) les paysages se font poétiques et truculents (Toshihiko Kobayashi, Yoko Kume), les natures mortes et les abstractions font la part belle à la modernité.

Côté photographie aussi, la sélection est éclectique. Pierre Barbel qui, à 24 ans, est l’artiste le plus jeune de la section, propose un travail sur les Cavaliers de l’Apocalypse, thème biblique repris notamment par Albrecht Dürer. Figurent ici les représentations de la Guerre et de la Famine. Partant d’autoportraits imprimés sur aluminium, Pierre Barbel questionne le rapport entre corps et intériorité, entre la pensée et le mouvement. S’en suit un jeu de fausses symétries à l’aide d’une superposition de dessins vectoriels et d’un méticuleux travail sur la texture. La photographe Afsaneh Afkhami réalise des portraits tout en clairs-obscurs et en mystères tandis que Jean Turco avec ses natures mortes se pose en orfèvre de la lumière et de la couleur.

La sculpture décomplexée flirte avec le gigantisme et réserve de très belles surprises. En témoigne l’oeuvre d’Olga Markova, géant de bronze baignant dans un lac imaginaire, les membres rutilants dépassant d’un bassin d’eau plastifiée improvisé pour l’occasion. Andrey Tyrtyshnikov, du Centre Culturel de Russie donne à voir le plâtre criant de vérité de Le Corbusier qui servira à la réalisation de sa statue de bronze à Moscou. Quelques œuvres spectaculaires, comme un gisant en lévitation et ces hommes de bronze pétrifiés dans leur mouvement ponctuent le parcours.

La gravure s’offre un bain de jouvence avec des techniques modernes, de même que la mosaïque livrant des résultats à l’esthétisme étonnant. La section architecture quant à elle met à l’honneur des projets de professionnels comme d’étudiants, français et internationaux, dont le remarquable travail intitulé « Après les Cendres » sur la reconstruction du marché central de Bujumbura au Burundi par Olivier Lemarquand, qui a obtenu un Prix André et Paul Arfvidson 2014.

Art Capital – Le Salon 2015 de la Société des Artistes Français au Grand Palais jusqu’au 29 Novembre 2015

Visuels © Araso

Le collectionneur Henry Vasnier mis à l’honneur à Reims : champagne et paysages
Box-office France semaine : 1,2 million d’entrées pour Hunger Games 4 et nouveau succès de Fabrice Luchini
Araso

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *