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Les coups de cœur de la Galerie Lazarew à l’occasion de ses 3 ans d’existence

Les coups de cœur de la Galerie Lazarew à l’occasion de ses 3 ans d’existence

12 juin 2013 | PAR Marie Boëda

La Galerie Lazarew créée en octobre 2010 en plein cœur du Marais fête en ce début d’été ses 3 ans. Depuis octobre 2013, une antenne a été ouverte à Bruxelles. Du 30 mai au 27 juillet, une exposition collective retrace les principales rencontres artistiques de la galerie depuis sa création.

Enthousiasme et coups de cœur conditionnent la rétrospective qu’Alexandre Lazarew et Laura de Pontcharra nous proposent de découvrir jusqu’au 27 juillet au 14, rue Perche dans le 3ème arrondissement de Paris. En toile de fond, un intérêt pour les artistes de culture urbaine ayant une place en galerie mais pas uniquement.

Une grande diversité culturelle mais aussi picturale. Cap vers l’Italie avec Fidia Falaschetti qui a travaillé dans le monde de la publicité et profite de ce savoir faire pour mettre en évidence ce qu’il veut exprimer. Dans « Born to be a Lie », une cigogne tient un sac poubelle dans son bec. Dessin qui attire l’œil et qui évoque avec humour la société de consommation et ses surplus de déchets. A ses côtés, Rafiy, originaire du Bénin, utilise sa culture africaine pour porter un regard sur la crise. Des lignes qui laissent entrevoir des formes humaines ou animales prennent un aspect presque mystique. On reste dans un univers aux couleurs éclatantes mais d’un tout autre style avec l’artiste Fulcrand mort en 2004. Passé par le cubisme, il finit dans l’abstraction lyrique. Des œuvres de ces deux périodes sont proposées, prêtées par la famille de l’artiste. Olivier Catté est le dernier artiste que la galerie a exposé. Dans une mouvance s’apparentant à l’art de la rue au départ, l’artiste utilise du carton de récupération et parvient à le métamorphoser en cités imaginaires.

Un choix résolument éclectique. A l’entrée de la galerie, une artiste japonaise réputée dans son pays natal mais exposée pour la dernière fois en France en 1988. Yuriko Takagi offre un panel de photographies prises en Bolivie, en Inde et au Japon. Des photographies où l’harmonie entre l’homme et la nature est transcendante de sensualité et de délicatesse. En noir et blanc, la photographe fait ses tirages seule et conserve la tradition des techniques à l’ancienne faisant appel à une finition des œuvres à la main afin d’en ajuster les contrastes et les zones d’ombre. Samuel marque encore une fois la diversité artistique défendue par la galerie. Il utilise des bûchettes de bois peintes pour évoquer les pixels de la photographie. En ce moment il travaille sur des portraits issus de réflexions sur l’idolâtrie (Bacon et Warhol), mais il aime à profiter de son art pour garder en mémoire des souvenirs qui lui sont chers. Ses oeuvres nous aspirent, nous happent par l’originalité et le choix des sujets.

C’est presque en revendiquant de ne pas avoir un unique fil directeur dans le style des artistes exposés que les galeristes ont la possibilité de partager leur passion sans s’enfermer. En plus de donner à voir des œuvres conceptuelles et travaillées (l’artisanat est évoqué), la rencontre d’une personnalité influence leur choix, c’est donc avec une double exigence que la galerie Lazarew rend visible des œuvres d’art au profil éclectique.

Infos pratiques

Théâtre des Barriques
Festival Imagine 2013
Marie Boëda

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