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Points de rencontres, la première exposition du fonds de Dotation du Centre Pompidou ouvre ses portes

Points de rencontres, la première exposition du fonds de Dotation du Centre Pompidou ouvre ses portes

22 octobre 2019 | PAR Yaël Hirsch

Du 23 octobre 2019 au 7 janvier 2020, l’on peut voir au Centre Pompidou le résultat de la première saison du Fonds de Dotation du Centre Pompidou Accélérations: 7 artistes et 7 entreprises ont travaillé ensemble pour lier création, grand public et monde économique autour du thème de l’émotion. Ces productions issues de résidences sont exposées avec une centaine d’œuvres des collections du Centre pour une première exposition « Points de rencontres ».

C’est sous le commissariat de Frédéric Paul que sept artistes confirmés sont entrés en résidence dans sept entreprises françaises. Hubert Duprat a pensé une sculpture liée au gaz de Terega, Lionel Estève a pensé le flux avec C-Discount, Alexandre Estrela a interrogé l’intelligence artificielle chez Orange, Agnès Geoffray a pensé l’infime de la salle des coffres chez Neuflize OBC, Jonathan Monk a travaillé autour du risque avec Axa, Camila Oliveira Fairclough a passé du temps chez Tilder et cela a eu un impact sur son travail de peintre, et Bruno Serralongue s’est immergé  dans un atelier de fabrication de wagons chez Ermewa.

Chacune de ces œuvres réalisée lors de ces résidences rejoint le Fonds de Dotation du Centre Pompidou.
Les mots sont importants, le résidence pour les artistes et la rencontre des mondes passent par les éléments de langage. “ Synesthésie” pour Alexandre Estrela chez Orange qui propose un mitage de 17 images fixes entre argentique et vidéo. A la conférence, Lionel Estève a expliqué que c’était inédit de rencontrer un nouveau monde,  notamment chez C-Discount où il s’est retrouvé face à des gens très créatifs: « Le dialogue était pour moi très riche ». « Ce n’est pas un travail de commande, nous étions complètement libres et c’est dans la continuité de mon travail depuis 20 ans » a dit Agnès Geoffray. Camila Oliveira Fairclough, elle, a expliqué qu’un bureau de l’entreprise a été transformé en atelier et qu’elle a utilisé la matière et la communication dans l’entreprise pour travailler. Enfin, très productif chez Axa, Jonathan Monk a travaillé avec des équipes qui imaginent notre futur et a été très productif. Parmi les œuvres issues de sa résidence, « The world in safety vest » qui pointe vers  les gilets jaunes,  a été au cœur de débats intéressants.

Au Centre Pompidou, le travail de vis-à-vis de l’exposition fonctionne joliment : les œuvres de Lionel Estève avec Félix Gonzales Torres, les soieries intimes et suaves et les coffres secrets de Agnès Geoffray avec les photos Man Ray, les cadenas d’amour de Jonathan Monk avec Fontana ou les photos documentées de Bruno Serralongue avec Cartier-Bresson ou les emoticones primates de Camila Oliveira Fairclough avec Brassai.

A l’issue de l’exposition, l’ensemble des 70 œuvres produites lors des résidences seront acquises par le Fonds de dotation Centre Pompidou Accélérations et proposées sous forme de don au Centre Pompidou pour être intégrées au sein des collections, sous réserve de l’avis favorable de la commission d’acquisition du Musée National d’Art Moderne.

visuels : visite de l’exposition (c) yh

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