Expos

Magnum Analog Recovery

Magnum Analog Recovery

12 juin 2017 | PAR Diane Royer

À l’occasion des soixante ans de la coopérative photographique Magnum Photos, le BAL (Paris) présente, jusqu’au 27 août 2017, quelques pièces du fonds d’archives Magnum Analog Recovery.

Un voyage dans le temps. Une immersion dans l’histoire de Magnum Photos, de ses débuts en 1947 à 1979, retrace quelques missions et reportages des photographes de la coopérative.
L’exposition présente des archives photographiques tirées du fonds Magnum Analog Recovery, communicables depuis peu. Inédites pour certaines, oubliées pour d’autres, elles s’associent tantôt aux paroles des photographes, tantôt à des maquettes de livres et autres publications.

« Un autre regard »
En passant d’un panneau à l’autre, nous traversons les époques, nous nous arrêtons un instant, devant des reportages photographiques, traces d’événements figés. Les photographies, savamment composées, soigneusement cadrées, nous (re)montrent un fait des temps passés que l’objectif a magnifié pour en sublimer l’expression des sentiments.
Ces documents d’archives reviennent sur des faits historiques, souvent bien connus du grand public, qui possèdent déjà leurs images d’Épinal maintes fois reproduites dans les livres d’Histoire, dans les manuels scolaires : débarquement, Guerre du Viêt-Nam, création de l’État d’Israël, Guerre de Corée, etc. et leur offrent un visage nouveau.

« Des témoins du transitoire »
L’exposition revient sur des problématiques caractéristiques de la photographie de reportage, présente au spectateur la complexité du statut de la photographie, oscillant entre l’œuvre et le document, sur la position incertaine du photographe, entre reporter et artiste. Si le document témoigne, l’œuvre ne peut qu’exalter son objet.
Aussi, la question de la distance est-elle évoquée : Quelle part de subjectivité peut-on concéder ? De quelle niveau de responsabilité le photographe doit-il être investi ? Que peut-il et doit-il montrer au monde ?

Par ailleurs, il est intéressant d’en apprendre un peu plus sur la naissance du groupe Magnum Photo et, sur l’évolution du statut du photographe reporter, intrinsèquement liée, la prise d’indépendance des photographes vis-à-vis des magazines par exemple.

Comme souvent, le BAL se transforme, adaptant son espace muséographique pour présenter un sujet inédit. D’une remarquable sobriété, l’agencement des panneaux d’exposition crée un parcours libre, à travers lequel les photos témoignent, simplement.

Visuel :

Leonard Freed, Harlem fashion show, 1963 © Leonard Freed / Magnum Photos

Infos pratiques

Braderie de Lille
Fondation Maeght
Louise Faucheux

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *