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Le mur d’Antoine de Galbert à La Maison Rouge

Le mur d’Antoine de Galbert à La Maison Rouge

17 juin 2014 | PAR Bérénice Clerc

La Maison Rouge fête ses dix ans et pour ce faire accroche toute la collection d’Antoine de Galbert sur ses murs. Le mur, du 14 juin au 21 septembre, une exposition riche, interactive et connectée où le regard et les émotions se mélangent au rythme des œuvres.

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La Maison Rouge livre le onzième volet des expositions consacrées aux collections privées avec celle de son fondateur Antoine de Galbert.

Une entrée par la petite porte du cerveau intime du collectionneur, les murs blancs comme des connexions neuronales nous donnent à voir les liens qu’il tisse avec l’art et les œuvres de tous styles et temps mélangés.

Sur le fleuve de l’art, les artistes se croisent et les visiteurs plongent dans les murs gorgés d’œuvres du sol au plafond.

Mort, vie, humanité, nature, sexualité, les techniques et les époques diffèrent, le vocabulaire change mais la quête est la même.

Chaque mur est nommé par un chiffre, pas de cartel à coté des œuvres, un flash code permet aux visiteurs munis de smartphone d’avoir accès aux informations. Pour les visiteurs non connectés, de grands écrans tactiles permettent de trouver son mur et de cliquer sur chaque œuvre pour en savoir plus.

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1200 œuvres, 500 artistes, 3 mètres de hauteur de mur, 278 mètres de long, manquent à l’appel les installations, vidéos, sculptures et art ancien. Photos, tableaux aux reliefs divers sont accrochés dans tout l’espace de La Maison Rouge sans distinction de forme, taille, médium, histoire, valeur commerciale ou notoriété des artistes.

Chaque mur mérite un arrêt long, le temps d’observer l’ensemble, puis zoomer du regard sur chaque œuvre et se laisser aller à les ressentir une à une.

Duchamps rencontre Dubuffet, Jan Fabre, Annette Messager, Arnulf Reiner…

Le visiteur est son propre commissaire d’exposition, il décide de son chemin, revient, repasse, invente son propre mur et sa bibliothèque personnelle au cœur de l’intimité d’Antoine de Galbert.

La Maison Rouge est plus que jamais la maison d’Antoine de Galbert où il fait bon vivre, un portrait, en œuvres accrochées, de ses goûts, ses rencontres, ses choix depuis de nombreuses années.

L’art se vit en toute liberté à La Maison Rouge, l’œil pour repère, les émotions comme réaction.

Infos pratiques

Le Générateur
Musée du Cinquantenaire
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

One thought on “Le mur d’Antoine de Galbert à La Maison Rouge”

Commentaire(s)

  • klodwain

    heureusement, le système informatique remplaçant les cartels ne marchait pas, ce qui fait qu’en l’absence des noms prestigieux d’artistes, on a pu apprécier les choses exposées – majoritairement des photos – sans être influencés par le poids de la notoriété. Or sans ces noms, patatras : rien que de la laideur, de l’anatomie pathologique (au sens propre du terme), horreur, spasmes et monstruosités. On éprouve de l’émotion, donc c’est de l’Art. Mais malgré toute sa fortune, je plains celui qui vit toute l’année avec ces trucs accrochés à ses murs.

    juin 28, 2014 at 9 h 51 min

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