Expos

François ARNÉ, Directeur des musées du Mans nous parle du Musée de Tessé

François ARNÉ, Directeur des musées du Mans nous parle du Musée de Tessé

14 juin 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

 Cette saison, le Musée de Tessé du Mans voit la réouverture de ses salles égyptiennes. Un événement majeur dont nous parle François Arné, directeur des musées du Mans

-Parlez-moi du musée du Tessé du Mans, qui est l’un des plus anciens de France ?

Né de la Révolution française,  le musée de Tessé a été créé en 1799.  Il est installé depuis 1927 dans l’évêché construit en 1848 à l’emplacement de l’ancien domaine de la famille de Tessé, dont il porte le nom et dont les collections forment une partie importante du fonds ancien.

Outre les saisies révolutionnaires provenant principalement des collections Tessé, le musée a bénéficié dès 1799 d’un envoi de 15 tableaux par l’Etat, notamment des peintures françaises du XVIIe (notamment de Philippe de Champaigne) qui forment le noyau originel de l’ensemble actuel.

Tout au long des XIXe et XXe siècles, achats, dons et dépôts de l’Etat viennent compléter les collections initiales, favorisant la constitution d’ensembles cohérents en particulier Primitifs italiens, peintures françaises et italiennes du XVIIe, sculptures en terre cuite polychrome des ateliers du Maine, ainsi qu’un ensemble d’archéologie égyptienne.

-La grande actualité est je crois, la réouverture des salles égyptiennes. Pourquoi cette fermeture ? Et quels sont les changements ?

La Galerie égyptienne du musée de Tessé présente deux ensembles uniques en Europe : les reconstitutions grandeur nature des tombes de la reine Nefertari, grande épouse royale de Ramsès II (v. 1250 av. J.-C.) et de Sennéfer, gouverneur de Thèbes sous le pharaon Amenhotep II (v. 1420 av. J.-C.),

Dans cet espace est également exposée la collection d’archéologie égyptienne du musée notamment un ensemble remarquable de sarcophages et enveloppes momiformes, ainsi que des stèles, une barque funéraire, des vases canopes et des objets rituels et de la vie quotidienne.

Le nouveau parcours muséographique a bénéficié du concours actif du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre qui a apporté une aide essentielle à sa conception. Pour enrichir la nouvelle présentation muséographique, il a accordé le dépôt de nouvelles collections, dont certains objets remarquables.

-Comment se déroule le parcours dans le musée ? Le public vient-il pour des sections en particulier ?

La visite se déroule sur 3 niveaux : au rez-de chaussée et au 1er étage sont présentées les collections Beaux-Arts ;  au 1er étage également on peut découvrir les expositions temporaires ; au sous-sol se déroule la visite de la Galerie égyptienne.

Le public vient principalement pour les œuvres majeures : Primitifs italiens, peintures italiennes et françaises XVIIe, sculptures en terre cuite du Maine

-Quelle est votre approche du jeune public ?

De très nombreuses activités sont proposées pour les groupes scolaires (qui représentent plus d’un tiers du public) : visites commentées, animations, ateliers pédagogiques en arts plastiques

Pour le public familial sont proposées des animations, jeux, parcours pédagogiques.

– Quel est pour vous l’oeuvre majeure de vos collections ? Et pourquoi pas, si vous en avez une, de façon personnelle, votre coup de cœur.

– Pietro Lorenzetti, Sainte Agathe (vers 1330)

– Jacopo Vignali, Orphée et Euridyce (vers 1620)

– Philippe de Champaigne, Le Sommeil d’Elie (vers 1655)

– France, XIXe, Portrait de famille

Couvercle de cercueil de Nakhtmontou, Egypte, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie (vers 1391-1353 av. J.-C.)

Informations pratiques

Musée de Tessé
02 43 47 38 51
2, avenue de Paderborn, au Mans
Du mardi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; samedi, dimanche et vacances scolaires de la zone A, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h

Visuel : Affiche de l’exposition

Samson et Dalila de Saint-Saëns magnifié par la puissance vocale et théâtrale
Benjamin Bernheim : « Mon attachement est à cette ville merveilleuse qu’est Paris ! » 
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *