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À la Fondation Cartier-Bresson, Patrick Faigenbaum offre une déambulation intimiste dans les rues de Calcutta

À la Fondation Cartier-Bresson, Patrick Faigenbaum offre une déambulation intimiste dans les rues de Calcutta

14 mai 2015 | PAR Hugo Saadi

Après l’Afrique du Sud avec Pieter Hugo, la Fondation Henri Cartier-Bresson nous propulse en Inde, et plus précisément à Kolkata / Calcutta à travers le reportage photographique de Patrick Faigenbaum. La balade que propose le français est chaleureuse et intimiste, mais restera cependant légèrement anecdotique.

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Dans cette ancienne capitale de l’Empire Britannique des Indes, le photographe dresse le portrait d’une ville bi-face : dynamique par sa modernité, mais également ancrée dans les traditions indiennes. Il décide de suivre l’artiste Shreyasi Chatterjee, que l’on découvre dans son atelier au cours de l’exposition, et de tisser une toile d’araignée à partir d’elle. En découle alors, une plongée dans son entourage d’artistes, son environnement et son village. Avec Kolkata / Calcutta, Patrick Faigenbaum dépeint la culture Bengalie et offre une déambulation paisible dans les rues de la métropole du Bengale.

Les 33 œuvres présentées en grands formats permettent aux spectateurs de se glisser dans l’intimité des indiens à travers ces séries de portraits ou des scènes de vie quotidienne. On contemple aussi bien, des femmes puisant de l’eau d’un puits, que des marchands ambulants, des joueurs d’échecs, qu’un cireur de chaussure ou encore qu’une jeune femme balayant la rue. Les photos, qui alternent le noir & blanc à la couleur, captent le plus souvent des individus. On notera tout de même quelques exceptions à l’instar des clichés de pastèques et autres fruits ou ce magnifique paysage dans la campagne indienne.

L’exposition est conçue pour le visiteur comme un véritable carnet de voyage, les légendes se veulent légères, comme l’annotation rapide d’un aventurier : « groupe d’hommes regardant la télévision », « angle de rue ». Le photographe français se positionne au plus près de la population locale et effectue de nombreux portraits. Enfin, les couleurs vivaces de ce pays (orange, rouge, jaune, bleu, vert) que ce soit dans les tuniques des femmes, les devantures des échoppes ou les peintures des bâtiments libèrent une vivacité dans les clichés et interpellent les yeux. En somme, Faigenbaum propose de faire escale pendant quelques heures à Calcutta le temps de s’imprégner de l’agitation des rues surchargées et de faire la connaissance des artistes locaux.

Exposition du 13 mai au 26 juillet à la Fondation HCB. Plus d’informations sur le site officiel.

Visuels © Patrick Faigenbaum

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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