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Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov a été libéré !

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov a été libéré !

10 septembre 2019 | PAR Chloé Coppalle

Le cinéaste Oleg Sentsov a été libéré samedi 7 septembre 2019, lors d’un échange de soixante-dix prisonniers entre la Russie et l’Ukraine. Retour.

Oleg Sentsov

Oleg Sentsov est un cinéaste ukrainien originaire de Crimée, qui a réalisé deux longs métrages. Le premier, Gaamer, sorti en 2011, raconte l’histoire d’un adolescent participant à des compétitions de gaming, comme l’a également fait Oleg Sentsov à une époque, tout en s’adaptant au quotidien difficile d’un village ukrainien. Récompensé au Festival du film de Rotterdam en 2012, ce prix l’encourage et lui permet de réaliser son deuxième film, Rhino, en 2013. Mais la réalisation de ce dernier ne fut pas simple, car le projet est premièrement interrompu quand il rejoint Automaïdan, un mouvement politique pro-européen.


L’affaire

Fortement engagé contre la Russie et l’annexion de la Crimée en 2014, il est condamné en août 2015 à vingt ans pour « terrorisme » et « trafic d’armes », et était emprisonné depuis dans une prison du Nord de la Russie. Lors de sa détention, il commence une grève de la faim qui durera 145 jours, affaiblissant profondément sa santé. Finalement, l’Ukraine et la Russie décident de procéder à un échange de soixante-dix prisonniers, échange qui avait lieu ce samedi entre Kiev et Moscou. Ce geste devait être un premier pas vers des relations meilleures entre les deux pays, et avec l’Occident.


Le soutien de l’Europe

Depuis son emprisonnement, le cinéaste reçut par le Parlement européen en 2018 le Prix Sakharov, nom du Prix Nobel de la Paix russe. Surtout, ce sont des soutiens venant du monde du cinéma et des arts en général qui vont beaucoup se manifester. En pleine Coupe du Monde 2018, l’écrivaine française Marie Darrieussecq publie le 28 juin un article dans L’Obs intitulé « Pendant que le monde regarde le foot, Oleg Sentsov meurt de faim » pour dénoncer l’organisation de l’événement sportif en Russie qui détourne l’intérêt porté sur les militants au régime qui se meurent dans les prisons du pays, sur leurs luttes et les raisons de leur emprisonnement. Quelques temps après, ce sont deux tribunes dans Le Monde, une publiée le 12 août 2018, l’autre le 21 août 2018, portées par de nombreuses personnalités telles que l’ancienne ministre de la culture Françoise Nyssen, Jean Luc Godard, Riad Sattouf, Yvan Attal, Costa Gavras ou encore Ariane Mnouchkine, qui militent pour sa libération. 

Visuel : ©Parlement Européen, Attribution-NonCommercial-NoDerivs 2.0 Generic (CC BY-NC-ND 2.0), Licence CreativeCommons

 

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