Festival 7.8.9 2018 : « Le voyage de la petite note chinoise », un ravissement pour les sens

20 septembre 2018 Par
Magali Sautreuil
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Vous aimez voyager ? Embarquez donc avec Xia, une petite note de musique chinoise à la découverte des sons du monde entier. Croyez-nous, vous ne serez pas déçus du voyage, qui ravira vos yeux et vos oreilles, tout en titillant votre curiosité.

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« Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique », disait Platon. Et cela, Xia, qui n’est qu’une petite note d’erhu, un instrument musical chinois, l’a compris instinctivement. La musique est en effet un langage universel, qui s’affranchit des barrières à la fois culturelles et linguistiques. Et c’est donc avec enthousiasme que Xia, sur le dos de Pheng, son ami phénix, entreprendra son voyage en quête des sons du monde.

Du temple du ciel à Pékin aux montagnes péruviennes, en passant par le froid glacial de Moscou, les canaux de Venise et le désert kenyan, son périple sera riche en découvertes, tout d’abord humaines, avec la rencontre d’autres notes de musique, mais aussi musicales grâce aux différents instruments dont elles proviennent (balalaïka, mandoline, senza…) et atmosphériques, chaque escale étant source de dépaysement.

L’aventure de cette petite note de musique chinoise ouvre ainsi nos esprits à différentes cultures, grâce à la perception des différentes sonorités et rythmes des instruments musicaux du monde entier. Ce conte met donc en scène, de manière très poétique, l’acception de l’autre quel qu’il soit.

La poésie de cette histoire se traduit non seulement en sons, mais aussi dans un langage visuel très coloré. Les différentes étapes du voyage de Xia sont en effet matérialisées par des panneaux peints à la main figurant, par exemple, le temple du ciel à Pékin, ainsi que par des accessoires propres à chaque pays, comme le baobab que les deux comédiennes ont eu quelques difficultés à sortir des coulisses. Quant à Xia et ses camarades, ce sont des marionnettes, ou plus exactement de petites têtes plantées sur une tige en bois, procédé que l’on retrouve dans le théâtre de marionnettes en Chine.

Ainsi, grâce à une mise en scène jouant sur nos sens, à la fois visuelle et musicale, Le voyage de la petite note chinoisenous transporte dans un univers très poétique et nous envie d’en apprendre davantage sur ces étranges instruments et les peuples qui les utilisent.

Le voyage de la petite note chinoise, d’Agnès et Daïmé Bonnaud, mis en scène par Mo Varenne, présenté au théâtre de Nesles, à Paris, dans le cadre du festival 7.8.9, les samedi 15 et 22 septembre 2018, à 15 heures.

Visuel : affiche